‹ L'Assistance Technique Aux Petits PsychopathesChapitre 6 sur 13 · D TO ES · texte numérisé non relu

D TO ES

« Des personnes viennent chercher conseils pour des mariages ou demandent avis pour des déterminations importantes.

De nombreux aliénés scolaires ont été amenés, chez qui on a pu combattre efficacement leur état pathologique jusque-là insoupçonné {épilepsie larvée, syphilis héréditaire, etc.). Des élèves d'écoles supérieures ont été soignés pour la « neurasthénié des examens ». Un étudiant tombé dans un état de dépression dû à l’angoisse de subir le même sort que sa sœur, devenue aliénée, a été remis, traité par la psychothérapie.

Un accident de chemin de fer a vraisemblablement été évité par la découverte d'une affection cérébrale organique chez un candidat cheminot.

Une compagnie d'assurance avait refusé de reconnaître malade et de soigner un homme atteint de légère commeotion cérébrale. L'intervention de la policlinique la fait revenir sur sa décision.

Un jeune campagnard présentant de légers phénomènes comitiaux est envoyé à la ville sous prétexte que « la distraction lui fera du bien ». Il emploie tout son patrimoine à s'établir à Zurich avec sa vieille mère. Il y est pris d’accidents sérieux qui en font un sans-iravail et le précipitent dans la misère. Systématiquement bromuré et déchloruré, il voit ses accès cesser au bout de deux ans, et il put occuper à la satisfaction de tous les emplois de bureau.

Une femme, envoyée à une somnambule, vient d’abord à la policlinique voir si on ne pourrait rien pour elle. Sa fille était enceinte d’un jeune homme qui ne voulait pas se décider à l’épouser. Pouvait-on contraindre celui-ci par « l'hypnose à distance » ? On fait comprendre à la mère entêtée que cela dépasse le pouvoir#médical, mais on l’engage à amener sa file qui voulait attenter à ses jours. En soignant sa fille et en morigénant le séducteur, on provoque l'issue désirable et quelques mois plus tard, la mère reconnaissante vient demander au médecin d’être le parrain du nourrisson.

Un jeune homme se voyait refuser la main d’une jeune fille parce que, dans son village, le bruit courait qu'il était épileptique. On constate qu'il n’en est rien, on l’atteste par écrit, et à Pâques on reçoit l'annonce des fiançailles »,

En Amérique, où les assistantes visiteuses étendent beaucoup plus profondément dans les masses et les familles l’action des dispensaires, les observations sont beaucoup plus significatives encore.

louse et Génil-Perrin, Annales médito-psychologiques, décembre 1920, p. 53r.

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