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par suite de l’absorption par l’industrie, le commerce et le fonctionnarisme d’un nombre considérable de paysans, tandis que l'élévation du rendement a, sauf dans quelques régions, été insensible. Voyez l'Inde, les États-Unis qui ont dans ces dernières années encombré nos marchés de leurs produits obtenus sur des terrains neufs, ils commencent à se plaindre et à changer leurs méthodes de culture. On peut objecter que la crise n’a guère commencé de se faire sentir en Europe qu'après 1870, alors que l’évolution de l’industrie date du commencement du xix° siècle, de 1825 surtout, mais on peut répondre que pendant ces trente dernières années, plusieurs pays, particulièrement l'Amérique, ont créé ou augmenté leur industrie, que d'autre part le perfectionnement de l’art industriel à partout fait baisser les prix de production et donné un grand essor aux marchandises à bon marché.
Une seconde raison est que les agriculteurs trouvent dans leur exploitation beaucoup de choses pour lesquelles ils évitent les frais de transport, d’intermédiaire et même quelquefois de fabrication; tout le monde sait qu'un pécule de trois ou quatre cents francs est l’aisance pour nos paysans alors que c’est la misère pour les citadins: Si enfin on tient compte du changement opéré depuis 1850 dans les mœurs de la campagne par suite de la facilité des communications qui uniformise nos habitudes on ne trouvera pas étonnant que la crise n’ait pas éclaté dès les premiers progrès de l’industrie. C’est donc, sans aucun doute, à l'insuffisance du développement de l’art agricole que nous devons ce malaise qualifié de crise agricole. Et l'endettement du sol comme les charges fiscales n’en sont que des effets et non point des causes comme on à