III. Le mot inducteur est un verbe ; /’ induit est
a. Substantif, sujet de ce verbe.
b . — complément.
c. Adjectif, fonctionnant comme adverbe.
d. Verbe coordonné.
e. Mot dans un rapport éloigné.
î fK
Cette classification, suffisante peut-être pour les besoins de l’expérience particulière que Münsterberg se proposait, est assurément très incomplète, et ne peut plus être appliquée lorsque l’inducteur est autre chose qu’un substantif, un adjectif ou un verbe.
Nous dirons de même de la classification de Bourdon (6) conçue en vue d’une expérimentation limitée, et dans laquelle des mots sont exclusivement employés comme tests. Bourdon n’a pas d’ailleurs la prétention de faire une classification définitive : il se borne à énumérer les principales formes logiques que peuvent présenter l’inducteur et l’induit. Cette énumération est notablement plus complète que chez ses prédécesseurs. — En outre, il subdivise les associations ne présentant aucun sens en phonétiques et grammaticales suivant que c’est le son ou la forme grammaticale de l’inducteur qui détermine l’induit. Mais pourquoi un verbe évoque-t-il tel verbe plutôt que tel autre? Jusqu’à quel point peut-on assurer que c’est la forme grammaticale seule qui a déterminé l’induit, et non quelque terme médiat resté subconscient? Il faudrait aussi savoir, avant d’effectuer le classement, si le sujet a eu conscience de la forme grammaticale de l’induit, — et, dans ce dernier cas, pourrait-on dire que l’association est réellement sans sens ? Nous verrons tout à l’heure que c’est non le test brut qui doit être considéré comme inducteur, mais seulement celle des qualités de ce test qui a intéressé le sujet.
/association des idées
Classification de Bourdon (1893-1900).