‹ L'Association des idées [electronic resource]Chapitre 48 sur 93 · TI-XI · texte numérisé non relu

TI-XI

Ass. internes. .

— externes. .

— verbal, (rimes,

assonances, e'tc).

Il résulte de tout cela que, sous l'influence de l'ai-

cool, les mots s'enchaînent plus rapidement, mais que la valeur de ce qu'ils expriment est moindre : multa, sednon mulluml L'action de ce toxique éclaire d'un jour lumineux le mécanisme de l'incontinence verbale des aliénés ou de certains cérébraux, qui arvent à s'exprimer avec une grande volubilité, mais sans qu'il soit possible de rien tirer de leur torrent de paroles.

Nous voici donc bien loin de l'opinion vulgaire d'après laquelle l'alcool enrichirait les idées, ferait naître l'inspiration. Si, dans certains cas, il ne paraît pas douteux que des écrivains (Hoffmann, Edgar Poe ^) ont puisé dans le vin ou l'alcool leur originalité, c'est que ces toxiques ont agi sur la qualité ou la vivacité des images (hallucinations), non sur leur enchaînement à proprement parler, ou, s'ils ont donné à celui-ci un tour particulier, c'est en exaspérant l'émotivité, non en facilitant le travail cérébral. Tout au plus pourrait-on admettre que certains poètes ont pu trouver une collaboratrice efficace dans l'ivresse, qui aurait pu exalter chez eux la fonction mécanique, base du rythme et de la rime.

Le thé et la caféine. — Les premières études sur l'action de ces substances sur l'association sont dues à Deiiio, élève de Kraepelin. Les doses employées étaient lo grammes de thé, que l'on faisait infuser 5 minutes (ou o^'^5o de caféine, en injection sous-cutanée), et les expériences commençaient immédiatement après leur absorption. Mais cet auteur n'a pas recherché la qualité des associations; Kraepelin (c ii8) a fait de nouvelles

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