‹ L'Association des idées [electronic resource]Chapitre 80 sur 93 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

leur dans la vie mentale, a donné forcément à toute notre étude une tournure un peu schématique ; j'ai eu l'impression, en effet, d'exécuter un travail de dissection, pour isoler ce facteur des complexus dans lesquels il joue un rôle de concert avec d'autres, comme dans la mémoire, l'évocation, etc. Pour présenter la question d'une façon un peu systématique, j'ai dû briser les cadres des travaux des auteurs dont j'ai rendu compte, auteurs qui le plus souvent s'étaient placés à un autre point de vue que le nôtre, afin de ne prendre de leurs études que ce qui concernait l'association, en laissant le reste de côté. On est ainsi amené à passer en revue les principaux phénomènes psychologiques sans pouvoir en approfondir aucun en particulier, puisque presque tous relèvent de facteurs autres que l'association, et par conséquent ne touchent que par une face à notre étude.

De ce qu'il est impossible de regarder comme un phénomène d'association l'action encore si obscure du sentiment ou de l'intérêt sur la dissociation, sur la création, etc., il n'en résulte pas que tout ne soit pas mouvement dans nos centres nerveux. Mais c'est un abus de langage, me semble- t-il, que de dénommer (( association » toute action dynamique d'un processus sur un autre ; ce terme doit être réservé pour la connexion des éléments d'une expérience acquise. L'association, cause de liaison, de reproduction, ne saurait être un principe de combinaison, de construction... et l'on peut conclure, en modifiant à notre usage un mot spirituel d'ERNEST Naville ^ : si Vasso-

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