‹ L'association et le travail attrayantChapitre 8 sur 13 · VI · texte numérisé non relu

VI

Des petites hordes.

Les petites hordes ont rang de milice de Dieu en service d'unité industrielle :

à ce titre, elles doivent être les premières à la brèche, partout où l'unité serait en danger ; et l'on verra que pour

le scatiBA de riuiité> elles doivent s'emparer de tontes les Itranches d'industrie qui» par excès de répugnance, obligeraient à rétablir des dasiaes de salariés et de gens dédaignés.

Quoique le travail des petites hordes soit le plus difficile^ par défaut d'attraotion direete, elles sont de toutes les Séries la moins rétribuée ; ellss n'aocepteraient rien s'il était décent en association de n'accepter aucun lot ; elles ne prennent que le moindre, ce qui n'empêche pas que chacun de leurs membres ne puisse gagner les premiers lots dans d'autres emplois ; mais à titre de congrégation de philanthropie unitaire, elles ont pour statut Ib dévouement aussi gratuit que possible.

Pour donner de Téclat à ce dévouement, on Lissa aux petites hordes la faoulté (quoiqu'elles soldat composées

d'enfants mineurs) de sacrifier dès l'âge de 9 ans un huitième de leur fortune au servica de Dwi ou de V Unité, mots sy* nonymes, puisque l'unité ou harmonie est le but de Dieu. Ainsi Tenfant qui possède 80 mille fraites» dont il ne peut disposer qu'à Tàge de majorité^ a le droit d'en distraire 10 mille dès Tâge de 9 ans, pour les yerser au trésor des petites hordes, s'il en est membre^

A la séance de répartition, les petites hordes font apporter leur trésor en nature; et si quelque Série se plaint d'une lésion proportionnelle de 100 ou 200 louis, le Petit Kan porte une corbeille de 300 louis devant les chefs de cette Série. Elle doit l'accepter ; en la refusant elle outragerait l'opinion qui a décidé d'avance que la milice de Dieu a le droit de sacariâer sa fortune pour le soutien de l'unité, pour la réparation

des fautes qu'ont pu commettre les jugements des hommes.

Les petites hordes étant le foyer de toutes les vertus civiques, elles doivent employer au bonheur de la société Fab^ négation de soi-même^ recommandée par le christianisme, et le mépris des riches^ ses recommandé par la philosophie ; elles doivent réunir et pratiquer toutes les sortes de vertus rêvées et simulées en civilisation. Conservatrices de l'honneur social , elles doivent écraser la tète du serpent au physique et au moral; tout en purgeant les campagnes de reptiles, elles purgent la société d'un venin pire que celui de la vipère , elles étouffent, par leurs trésors, toute rixe de cupidité qui pourrait troubler la concorde ; et par leurs travaux immondes elles étouffent l'orgueil qui, en déconsidérant une classe d'industrieux.

tendrait à ramener l'esprit de caste, altérer l'amitié générale, et empêcher la fusion des classes ; elle est l'une des bases du mécanisme sociétaire fondé sur

L'attraction industrielle, la répartition équilibrée ;

La fusion des classes, l'équilibre de population.

Ce ne sera pas du premier jour qu'on entraînera une horde aux travaux répugnants : il faudra l'y amener par degrés; on excitera d'abord son orgueil par la suprématie de rang. Toute autorité, les monarques mêmes, doivent le premier salut aux petites hordes.

Elles doivent être affiliées au sacerdoce à titre de confrérie religieuse,- et porter dans l'exercice de leurs fonctions un signe religieux, mobile trèspuissant sur les enfants pour exciter le dévouement.

Elles oot la haute police du règne animal, yeâllant dans les boucheries à ce qu'on ne fasse souffi:ir aucune bête et qu'on lui donne la mort la plus douce.

Quiconque maltraiterait quadrupède «oiseau, poisson, insecte, en rjidoyant TaniDaal dans son service ou en le faisant souffrir aux boucheries, serait justieiar ble du Divan des petites hordes ; quel que fàt son âge^ U se verrait traduit devant un tribunal d'enfaata^ comme inlérienr en raison ai» enfants mêmes ; car on a pour règle en harmonie, que les animaux n'étant productifs qu'autant qu'ils sont bien traités, celui qui, selon la coutume française, maltraite ces êtres hors d'état de résister, est lui-même plus animal que les bêtes qu'il perseente»

J'en ai dit assez pour fiiire entrevoir qu'une corporation d'enfants adonnée à

tous les goûts que la morale interdit à leur ige, est le ressort qui réalisera toutes les chimères de Tertu dont se repaissent les moralistes.

V La douce fraternité ; si Timmondicité parvenait à déconsidérer quelque fonction, la Série qui Texerce deyiendrait classe de Parias, d'êtres aniis avec qui les riches ne voudraient plus se rencontrer dans les travaux. Toute fonction qui produirait ce vicieux effet est ennoblie par les petites hordes qui s'en emparent/ et maintienaeiit ainsi le rapproch^aoïœ^ Tonité ou fusion des classes, riche, moyenne et pauvre.

2° Le mépris des richesses. Les petites hordes ne méprisent pas la richesse^ mais régolsme en usage des richesses ; elles sacrifient partie de la leur pour augmenter celle de la pha-«

lange entière^ et msuntenir la vraie source de richesse, qui est l'Attraction industrielle étendue aux trois classes»

et opérant leur réunion afiectueuse dans tous les travaux.

3** La charité sociale. Les petites hordes, en exerçant cette vertu, entraînent tout le monde à l'exercer indirectement en affaires d'intérêt.

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