‹ L'Assurance Complémentaire de L'Assurance-VieChapitre 57 sur 64 · CLAUSE DES | À · texte numérisé non relu

CLAUSE DES | À

1911 à 1918 AGE 3 mois 1927 4 mois 1930 6 mois 1932 1 il I li I Il I Il

45 0,65 | 2,65 | 1,05 | 5,50 | 1,49 | 4,55 | 2,48 | 5,86 55 2,10 | 4,75 | 2,13 | 6,10 | 2.93 | 6,84 | 5,50 | 8,73 1 = garantie de l’exonération des primes seulement. NOTA < II — combinaison complète : exonération et rente. Taux pour 1.000 dollars.

La limite du risque était dans les grandes compagnies de 250 dollars par mois, en moyenne, avec un maximum de 500 dollars. Les compagnies garantissaient les femmes pour un taux GoRpis de celui demandé pour les hommes.

De 1928 à 1932, les statistiques des 9 compagnies les plus importantes font ressortir une diminution des. affaires touchant la branche complémentaire de 8 % : en 1931 ces affaires passent, en effet, à 20 % contre 28 % en 1928, en ce qui concerne la combinaison complète, et à 2 % contre 7 %, en ce qui concerne l’exonération des primes. Dans le même temps, la proportion des sinistres observés par rapport aux sinistres prévus ne fait que croître : jusqu’en 19283 71 %, de 1923 à 1926 123 %, de 1926 à 1929, 110 %, de 1929 à 1932 108 %, en ce qui concerne la combinaison exonération

des primes, et 207 % de 1926 à 1929, et 183 % de 1929 à 1932 en ce qui concerne la combinaison complète : l’introduction de la rente avait en somme, doublé les taux d'invalidité, eux-mêmes proportionnels, comme le montre l’expérience, au montant des capitaux assurés.

Aussi, en 1932, la plupart des compagnies canadiennes cessèrent-elles les prestations de la rente d’invalidité et, en 1933, 14 % seulement des affaires d’assurance-vie comprenaient l’exonération des primes.

Les actuaires canadiens ont été défavorablement impressionnés par l’expérience de la Complémentaire- Vie tant dans leurs pays que sur le territoire voisin des Etats-Unis, et l’un d'eux, au Congrès de Rome, en citant les résultats d’une grande compagnie canadienne, s’abandonnait aux conclusions pessimistes suivantes :

1° Les rentes d'invalidité n’ont pas été une source de profit pour les compagnies ;

2° Une augmentation des primes, par cela qu’elle écarte les bons risques, conduit inévitablement à une augmentation des taux d'invalidité ;

3° Le problème de la rente d'invalidité est un problème de risque moral, et l’augmentation de cette rente a augmenté ce risque : en conséquence les compagnies n'auront pas à souffrir de l’abandon de cette prestation;

4° Le fait pour certaines compagnies de persister à accorder la rente d'invalidité montre sans doute leur louable désir de poursuivre l’œuvre traditionnelle, mais il reste encore à prouver que « cette sorte d’affaire puisse être une source de bénéfices pour les compagnies d’assurance-vie » (This class of business can be profitably issued by Life Insurance Companies).

SECTION VII

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