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que toute œuvre libre ne pourra réunir cette majorité (1).
Il y a là l’organisation d’une œuvre préventive, et l'idée d'obligation nous paraît alors d'autant plus naturelle, que pour tousles fléaux qui menacent l’homme, on a admis que l’on peut obliger l'individu à prendre les dispositions nécessaires pour empêcher l’événement du fléau, quels que soient les inconvénients qui en résultent pour lui.
La loi, pour éviter l'incendie, impose l'obligation du ramonage, la réglementation des précautions à prendre contre l'incendie (décret du 10 mars 1894), réglementation de la hauteur des cheminées d'usine, dispositions spéciales pour établir les foyers et les canons de cheminée dans la construction des habitations, obligation de faire la chaîne ou de s’emplover aux pompes en cas de sinistre.
Pour le risque accidents, réglementation pour les échafaudages, pour les appareils protecteurs sur les courroies et engrenages, obli-
(1) Diverses mesures ont été instituées dans les syndicats pour permettre à tous leurs membres d’être toujours occupés, et n'avoir pas ainsi à suffire à leur entretien. D'abord, en cas de crise, d’un commun accord, ils réduisent en général la durée de la jcurnée; lorsque ces mesures sont insuffisantes, nous avons vu, dans certaines professions où ce mode est possible, l’établissement d’un roulement entre leurs membres : chaque ouvrier occupé doit abandonner une journée dans la semaine ou dans le mois à celui qui est sans travail; celui-ci peut ainsi vivre et surtout conserver son habileté professionnelle et ne pas être victime de l’action déprimante du chômage. Il peut d’ailleurs être créé des dispositions spéciales pour chaque industrie, et dans chaque profession on trouverait sûrement une solution particulière et efficace.
gation de faire des canalisations Souterraines si coûteuses, toutes les protections énoncées dans le décret du 10 mars 1894; pour les moteurs, obligation de les soumettre à un contrôle, les lois sur les établissements dangereux, sur le travail dans les mines, etc. Interdiction de faire courir les attelages sur certains points, obligation de claustrer certains animaux, etc. Enfin, toutes les conséquences de la nouvelle loi reconnaissent le risque professionnel.
Pour le risque maladie, ordonnances pour débarrasser la voirie des immondices, les lois sur les établissements insalubres, sur les mesures de salubrité à prendre dans les usines (loi du 10 mars 1894); pendant le service militaire, obligat.on de subir la vaccine; nécessité de faire désinfecter à la suite d'une mort dans certains cas de maladies contagieuses, etc.; les ten lances sont d’ailleurs pour orga-niser une sérieuse rég'emeritation sanitaire et pour multiplier toutes les obligations.
Pour le risque vie, les lois sur l'interdiction du travail des femmes et des enfants, le congé obligatoire même avec paiement pour les femmes en couches, etc. Il serait trop long d’énumérer les nombreuses obligations imposées aux particuliers pour les divers risques assurables.
Nous ne voyons pas pourquoi l’on refuserait au risque du chômage ce que l’on accorde aux autres risques: qui n’ont pas l'importance du chômage au point de vue de l'intérêt général de la nation.
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SECTION III