SECTION VI CONTRIBUTION DES POUVOIRS PUBLICS
a) La contribution des pouvoirs publics découle du caractère préventif de l'institution.
La contribution des pouvoirs publics, nécessaire pour la réussite de l’œuvre, peut encore s'expliquer dans cette institution destinée à prévenir le chômage, par simple analogie avec les autres risques, les pour voirs publics pour tous les fléaux ayant organisé des services souvent coûteux en vue de les prévenir ou de les combattre (2).
(1) Ilse produirait en général; on n’a qu’à considérer l’exemple des conseils de prud'hommes.
(2) Pour le risque incendie, création et entretien des corps de pompiers, organisation de la canalisation des eaux, concours des troupes en cas de sinistre, etc.
Pour le risque accident, organisation des postes de secours pour noyés ou blessés, voitures spéciales pour ce service dans les grandes villes, distribution et affichage d’imprimés énonçant les soins à apporter, soins dans Les hôpitaux, etc.; pour le risque maladies, service sanitaire, clinique, hôpitaux, distribution et affichage des prescriptions sanitaires en temps d’épidémie, construction d’égouts, etc.
b) — Forme spéciale de la Contribution.
Cette contribution des pouvoirs publics, nécessaire sans doute, ne doit pas se manifester sous la forme d’une subvention générale, distribuée entre les diverses Caisses, venant ainsi grever périodiquement le budget, sans autre utilité que de fournir de l’argent à une œuvre utile. L'œuvre de la défense contre le chômage est intimement liée à la prospérité de la nation. Il faut que les pouvoirs pub'ics lui prêtent son concours, mais il faut toujours qu’ils sachent exactement quelles sont les professions qui souffrent, pour participer à la tâche commune de la lutte contre le fléau, et prendre les mesures qui sont en leur pouvoir : ouvertures de travaux ou réformes de législations malencontreuses.
Les pouvoirs communaux subviendront aux Caisses régionales et connaïitront ainsi la situation des professions situées dans leur ressort, à la prospérité desquelles ils sontdirectement intéressés. Pour les Caisses fédérales qui donnent la situation des groupes d’industrie d’une région, nous les remettons à la sollicitude des Conseils généraux; quant aux Caisses centrales qui présentent le tableau de la situation d’ensemble de chaque profession dans le pays, c’est aux Chambres que seront remis ces états indiquant nettement la situation du chômage. La somme affectée en regard de chaque profession montrera mieux que tous les rapports ou tous les discours si telle ou telle profession subit une crise, et si l’on doit plus spécialement s'intéresser à elle.
Re
c] L'Etat doit prêter le concours de ses caisses publiques.
Une autre tâche incombe encore à l'Etat. C’est lui qui devrait recevoir les versements et qui devrait être chargé de faire les paiements; c’est lui enfin qui devrait faire les avances pour un exercice, lorsque cela serait nécessaire.