DEUXIÈME PARTIE
Institutions destinées à réaliser l'assurance contre le chômage.
Nous avons exposé dans cette partie les institutions les plus importantes qui ont cherché à réaliser cette assurance.
Nous avons d’abord étudié les œuvres ne relevant que du seul concours des membres intéressés, en commençant par les assurances proprement dites, exigeant d’une part la cotisation de l'assuré, et d’autre part lui donnant un secours fixe en cas de sinistre.
Après l’étude de ces institutions, nous avons abordé les œuvres de mutualité dans lesquelles les cotisations des assurés forment bien la masse sur laquelle sont prises les sommes destinées à faire face au chômage; en général, ces œuvres cherchent à prémunir leurs membres contre diverses calamités, et les ressources
NHO RE dont elles disposent peuvent être affectées à telle ou telle branche suivant les besoins. Ce manque de spécialisation les a fait classer à part par les auteurs qui se sont occupés de l’assurance.
Si, en effet, cette diversité d'œuvres accomplies simultanément ne permet pas de faire considérer ces institutions comme des institutions d'assurance contre le chômage, le développement que cette question a pris chez nombre d’entre elles, et les enseignements qu’elles présentent pour cette question, nous ont entrainé à considérer cette étude comme de la plus grande importance.
Après l'étude de ces institutions, où les assurés constituent sur leurs seules ressources les fonds destinés à payer les indemnités, nous avons abordé les œuvres dans lesquelles des éléments étrangers ont apporté leur appoint par esprit de solidarité sociale, œuvres où l’appoint est dû à l'initiative privée, œuvres où cet appoint est dû à l'initiative publique.
Chacun de ces groupes nous parait émaner d’une conception sociale différente, tous nous ont paru offrir de grands inconvénients, à côté d'avantages incontestables.
Nous avons fait rentrer dans cette étude l'exposition d'œuvres qui ne relèvent pas absolument de l'assurance, mais qui exigent un effort réel de l'intéressé, et qui, par Suite, ne peuvent être regardées comme des œuvres d'assistance.