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En second lieu, notre étude porta sur les nombreuses mais récentes tentatives dues à l’initiative individuelle avec l’aide des pouvoirs publics etsur les œuvres dues à l'initiative des pouvoirs publics. Nous avons cherché, par des enquêtes personnelles , les renseignements les plus récents sur toutes ces expériences.
Au cours de cette étude, nous est apparue la possibi. lité d’une organisation d’assurance sociale, qui, destinée à remédier aux désastres du fléau, peut en même temps le prévenir, et réalise ainsi à la fois l'assurance réparatrice et l'assurance préventive.
La possibilité de réaliser l'assurance préventive nous a amené à admettre des principes qui nous auraient paru fort discutables pour une simple assurance réparatrice.
Nous avons cherché un organisme qui par le jeu naturel de l’intérèt pousserait les facteurs de la production à s'entendre pour éviter le chômage et lorsqu'il se produit le travailleur serait assuré du lendemain. L’ouvrier pourrait ainsi participer à ces œuvres qui préoccupent au plus haut degré en ce moment : assurances contre la maladie, la vieillesse et l’invalidité. En effet, si l’ouvrier est sûr de toucher son salaire, on peut lui demander de participer aux œuvres d'initiative privée; s’il risque d’être victime du chômage,comment lui demander cet effort, ainsi que l’ont répété ceux qui ont étudié cette question, l’assurance contre le chô-
PRET mage est donc la clef de voûte des autres assurances (1).
Pour ceux qui ne désirent pas tomber dans les systèmes d'assurances ouvrières adoptés par l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie, il nous semble nécessaire d'admettre la nécessité d’une organisation sérieuse de l'assurance contre le chômage.
Ainsi la solution de la question sociale nous semblerait avoir fait un grand pas et le socialisme révolutionnaire ne pourrait plus présenter à ses recrues les tableaux trop réels de la noire misère du sans travail victime de l'exploitation capitaliste.
En terminant qu’il nous soit permis de remercier tous ceux qui nous ont si obligeamment renseigné dans nos enquêtes; grâce à leur concours, il nous aura été possible d'offrir le tableau à peu près complet des institutions les plus remarquables qui ont été organisées.
Nous avons employé, dans le cours de notre ouvrage, le mot chômeur pour désigner l’ouvrier sans travail, ce terme étant en général employé par tous les auteurs qui se sont occupés de la question.
(4) Kerkner, Question ouvrière.