‹ L'Assurance-Invalidité: Contributions Statistiques et Financières et L'Expérience de l'Alsace et de la LorraineChapitre 13 sur 69 · LE D · texte numérisé non relu

LE D

- risé l'emploi de sanctions, telle que la suppression de la pension, pour l'assuré qui, sans raison plausible, se soustrait au traitement médical (1).

Ainsi compris, le traitement curatif s'applique avant tout aux maladies chroniques, telles que la tuberculose, les maladies des organes digestifs, les maladies vénériennes, les rhumatismes, etc, (2). L'assurance a ses propres sanatoria, elle accorde des cures balnéaires, elle paie les frais de médecin et de produits pharmaceutiques, elle entretient gratuitement les malades et les convalescents et donne des secours à leur famille (3); elle prend aussi à sa charge l’achat de prothèses dentaires et d'appareils orthopédiques (membres artificiels, appareils de soutien, corsets orthopédiques, etc.). Le succès de ces traitements individuels dépeud des possibilités de réalisation pratique; si les cures ne sont pas suffisamment longues (4), les guérisons définitives sont peu nombreuses ; si les ouvriers retournent dans leur taudis, les rechutes sont à craindre ; souvent le début de l'invalidité est simplement retardé. Sans vouloir nier l'efficacité préventive de ces traitements individuels, il faut les compléter par des mesures générales d'hygiène publique, notamment par des œuvres de propagande et des subventions aux entreprises charitables ou d'utilité publique (construction de maisons ouvrières à bon marché, subventions aux dispensaires antituberculeux, aux œuvres de protection des nourrissons et des enfants, à la lutte contre les maladies vénériennes, le cancer ou l'alcoolisme). Aïnsi seulement on pourra espérer, par une

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