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sauf de rares exceptions, considérée comme un moyen principal d’éteindre une dette, mais comme une garantie supplémentaire ; un homme qui, pour acheter un fonds de commerce ou une étude, a fait un emprunt à un ami, lui proposera de signer une reconnaissance de dette avec remboursement, par exemple, en vingt annuités ; ce sera là le mode d’extinction principal de la dette ; mais le prêteur qui ne redoute pas les risques d’indélicatesse, ou d’insolvabilité, n’en craint qu’un seul : le risque de décès de l’emprunteur avant qu’il ne lui aït tout remboursé : décès qui pourrait lui enlever tout espoir de retrouver ce qui restera dû de son prêt, car une mort subite laisse presque toujours la veuve dans une situation précaire. De son côté, le débiteur peut vouloir éviter à ses héritiers la charge de cette dette en cas de décès prématuré.
En face de cette double crainte, l’emprunteur peut souscrire une assurance « temporaire » au bénéfice du prêteur pour une durée égale à celle du remboursement du prêt, soit 20 ans dans l'exemple choisi ; ainsi, l'assurance temporaire interviendra au décès prématuré de l’'emprunteur (qui sera l’assuré et le souscripteur de la police d’assurance-vie) et peu importe qu'après 20 ans l'assureur soit libéré de toute obligation, puisque, à ce moment, en vertu de l’acte de reconnaissance de dette, le débiteur aura tout remboursé.
Enfin, les assurances en cas de décès comprennent les assurances de survie. Dans ces formules, l'assureur verse «le capital convenu au bénéficiaire désigné et à celui-là seulement à l'exclusion de tout autre, et à la condition qu'il soit vivant le jour de la mort de l'assuré » (r). Ces
1. Cours de M. de Ia Jaille, 1934 : Rappel des notions de 1°° année, p. 25.