Voir chapitre VI
sans valeur ou considérablement réduite dans son montant. D'autre part, le capital assuré n’est payable qu’à une échéance en général éloignée, ou au décès, c'’est-àdire à une époque indéterminée et qui peut être très lointaine, si bien qu’au cas où le débiteur ‘ne rembourserait pas sa dette ou l’annuité prévue, le créancier se verrait contraint d'attendre parfois fort longtemps avant de récupérer ses capitaux par le moyen de l'assurance sur la vie.
Ces deux graves inconvénients font qu’ en pratique il ne faut pas espérer trouver un prêt égal au capital assuré auprès des personnes ou des organismes qui font profession de prêter sur garantie, par exemple les banques : celles-ci en effet exigent une garantie dont la valeur soit très stable, et qui soit immédiatement réalisable.
Les prêts sur le capital assuré ne peuvent donc se trouver que parmi les personnes qui ont confiance en l’emprunteur, aux points de vue solvabilité et honnêteté, et ne redoutent que le risque de décès prématuré. Comme le faisait remarquer judicieusement M. Dubois (1), l’assurancevie « répond victorieusement à l’objection si souvent formulée : je vous aiderais volontiers, car j'ai confiance en vous, mais vous pouvez mourir demain ». (
Ainsi, les prêts jusqu’à concurrence du capital assuré ne se pratiquent que si le créancier ne craint que le risque de décès prématuré.
Toutefois, une exception doit être faite pour les assu— rances mixtes ou en cas de décès à prime unique: Dans cette hypothèse, le risque d’insolvabilité n'existe plus puisque: la prime, versée à l’origine une fois pour toutes, assure ipso facto le versement intégral du capital par la