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escompte, un acompte proportionnel au travail fait, cette avance n'est pas un prêt » (1).
On peut donc considérer l'avance dans son essence même comme un paiement anticipé, et non comme un prêt.
La redevance annuelle que doit payer l’assuré ne répond pas davantage à la définition de l'intérêt correspondant à un emprunt ; celui-ci peut s’analyser comme « La rémunération du service que rend le prèêteur en remettant ses capitaux au débiteur, et le prix du risque qu'il court : or, en, faisant une avance, la compagnie ne court aucun risque puisqu’en tout état de cause elle doit au moins la réserve mathématique, et que l'avance est nettement infé— rieure au montant de la dite réserve : en outre |” « indemnité forfaitaire » n'est pas considérée par l'assureur comme la rémunération d’un service mais bien plutôt comme la compensation des revenus qu'il va perdre sur la somme payée par anticipation. Il ne faut pas oublier en effet que l'assureur compte sur la capitalisation des réserves mathématiques pour verser à leurs échéances les prestations promises ; or, si le contractant ne lui compense pas sa perte de revenus sur le paiement anticipé, il sera obligé de soustraire du capital à verser à l'échéance non seulement le paiement acompte mais encore les intérêts composés de ce paiement ; l'indemnité s'analyse donc, non comme un intérêt, mais comme une sorte de nouvelle prime annuelle extrêmement modique qui permettra au contractant de voir soustraire du capital assuré uniquement le montant de l'avance — ce qui lui laissera une somme importante, — et non le montant du prèt capitalisé,