‹ L'Asthme des Foins et le Coryza SpasmodiqueChapitre 8 sur 17 · NO · texte numérisé non relu

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rien de spécial, et dans les 42 observations qui suivent, et où les fosses nasales ont été examinées, on les trouve tantôt normales, tantôt avec une altération quelconque, entraînant de la sténose. Voici par ordre de fréquence les altérations constatées : l’hypertrophie des cornets inférieurs, la déviation de la cloison (luxation du cartilage ou éperon), hypertrophie polypoïde d’un cornet moyen, oblitération des choanes, par hypertrophie de la queue des cornets ou végétations adénoïdes,'polypes, pédiculés et mobiles. a

En réalité, il n'existe aucune lésion pathognomonique. | |

CoORYZA SPASMODIQUE.

Le coryza spasmodique, pas plus que l'asthme des foins, ne s'observe à l'hôpital. Seuls les gens de condition aisée en sont atteints; nous remarquons même que l'aristocratie lui paie un plus large tribut que les autres classes.

Voici comment se déroulent les symptômes :

Sous une influence connue ou seulement soupçonnée, le sujet, d’ailleurs en pleine santé, éprouve quelques sensations intra-nasales, quelques picotements suivis d’éternuements, d'abord isolés, puis s’appelant les uns les autres, devenant de plus en plus fréquents, de plus en plus violents. Un flux séreux abondant s'écoule du nez augmenté par la sécrétion lacrymale qui prend une proportion inusitée, Le nez s’obstrue et la respiration nasale

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devient difficile. Les éternuements cessent, puis

reparaissent, la sécrétion nasale suit ces variations, céla pendant une durée très variable, tantôt deux ou trois heures, tantôt plus, tantôt moins.

Puis les éternuements cessent et avec eux tous les autres symptômes qui peuvent disparaître avec la même soudaineté qu'ils étaient venus. La sécrétion nasale se tarit quelquefois subitement et l’obstruction nasale disparaît.

Quelquefoïs le sujet ressent quelques douleurs frontales, un peu d’agitation troublant le sommeil souvent à cause de la sténose nasale, un certain degré d’abattement au réveil lorsque les symptômes durent plusieurs jours. Dans aucun cas nous n'avons noté de fièvre.

Plus récemment on a signalé (Joal) l'apparition &e troubles laryngés venant s'ajouter aux symptômes habituels. Ils consistent dans de la congestion ou de la parésie, d'origine réflexe, des cordes vocales.

Mais comme dans l’asthme des foins les crises ne se terminent pas toujours d’une façon si simple et présentent comme complément indispensable chez certains sujets des symptômes bronchiques, tantôt légers mais d’autres fois très intenses. Les symptômes nasaux s’atténuent tandis que les crises d'asthme se développent et bientôt dominent la scène.

Il n’y a pas de régularité dans la durée des phénomènes, et le retour est presque toujours sous la dépendance d’une cause extérieure le plus souvent

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