‹ L'Astre noirChapitre 3 sur 11 · CA · texte numérisé non relu

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sées. Quand on no croit point, qu'on n'a pas à prier, il ne reste que les souvenirs. Son souvenir était un remords.

Avait-il été assez ingrat! D'elle cependant il tenait toutes ses qualités morales. Si son père lui avait donné la haute taille et l'art de porter beau dans la vieillesse, de cette pauvre femme, que par delà la terre chaude et les plantes il imaginait décharnée, horrible, il avait le goût des choses élevées, une certaine ironie tempérant la rudesse, la vision d'ensemble et la profondeur du jugement. Elle était renommée dans Séneste pour l'acuité de ses réponses, l'aménité de sa conversation, son habileté aux broderies. Lui, le fils, avait tissé des idées riches et splendides, mais tant d'or intellectuel et d'argent logique recouvrait en somme une trame sèche.

Peut-être, comme excuse, sans cet absolu égoisme et ce détachement extraordinaire dont la vieille avait dû souffrir, il n'aurait pu mener son œuvre, attelage vigoureux, dans un droit sillon. La vie de tous côtés lance vers le penseur ses flèches cuisantes. Qu'elles rencontrent une surface sensible et tout le corps sera enflammé et l'esprit ne pensera qu'aux blessures. Mais une cuirasse sans défaut protège le travail intérieur. Elle est nécessaire au philosophe poète.

« Et tout le monde me croit un émotif, songeait orgueilleusement Malauve. Je me fais une représentation si vive des choses et des êtres que j'ai rendu l'amour filial avec une richesse de sentiments débordante, que j'ai l'air d'avoir trempé ma plume dans mon propre sang mêlé de larmes. Par contre je fus toujours malhabile au récit des caresses et sensualités qui seules me tourmentèrent vraiment. Ainsi mon œuvre compense mon être. Sur la mort de ma mère, qui me laissa indifférent, j'ai écrit des pages célèbres. On s'est plu à y voir l'expression d'un désespoir sublime maintenu par une volonté d'acier. Non ; tout était du même métal, poli, mat et froid. Il n'y avait pas de douleur. »

Il quitta la tombe, se promena parmi l'armée des autres, dépassant ces deux femmes à l'accablement morne, aux corps frissonnants, qui peut-être eussent été incapables d'exprimer autrement qu'avec leur chair débile leur souffrance. Il parcourut tout l'obituaire de Séneste, les généalogies, les adultères, les bâtardises, fit mille trouvailles. Il rencontra non des squelettes, mais des signes de squelettes, amis, ennemis, créanciers, connaissances. Chaque plaque correspondait à une plaque de sa mémoire, chaque nom faisait surgir une forêt de sensations, de regrets, d'épisodes, et, quand il retrouva l'entrée principale du cimetière, il lui sembla qu'il venait de liquider tont un passé cadavérique et triste. Son mince remords disparu, il respirait dans l'allégresse, savourait mieux les arbres, les prés et les fontaines.

Il prit une série de ruelles, vers le quartier des Méprisards. En route il acheta un numéro de la Gazette de Séneste tout entier consacré au grand homme, à la cérémonie de la veille et rempli d'extraits de journaux étrangers, plus flatteurs les uns que les autres. On célébrait surtout le côté intime et patriarcal de la fête et naturellement les faits étaient estropiés, les noms rapportés de travers. On ne soufflait pas mot de l'épisode qui avait attristé la soirée. Un journaliste allemand revendiquait V Astre noir pour sa patrie et établissait point par point la filière des Saxons illustres dont il descendait à coup sûr. Il ajoutait ses regrets que l'État de Séneste ne fût pas annexé à la Germanie dans les frontières de laquelle il rentrait naturellement et cette neutralité était selon lui une faute géographique en plus d'un danger perpétuel. Un journaliste français avait pris Caldius pour le frère de l'Astre noir, et, trompé par la similitude des prénoms, affirmait que la régente Clotilde était atteinte de paralysie, et avait assisté à tout couchée sur une chaise longue. Seul, dans la Gazette de Saint-Pétersbourg, l'article télégraphié par Mégatcheff était absolu-

ment véridique, mais entrelardé de perfidies. L'Astre noir, depuis le temps qu'on lui envoyait des morceaux d'imprimé soulignés au crayon bleu, n'était pas blasé sur la publicité. 11 l'adorait furieusement. Il recevait un nombre considérable de revues et de quotidiens. Tous lui paraissaient vides quand son nom n'était pas prononcé. Du reste sa soif de réclame était inextinguible. Eût-il constaté tous les jours que tous les premiers articles lui étaient consacrés qu'il eût encore trouvé qu'on le négligeait. Quant aux critiques, elles le mettaient sur la minute dans une indignation violente; mais, aussitôt après, son orgueil reprenant le dessus, il méprisait ces attaques minuscules et leur souvenir s'effaçait en lui.

Il arrivait à une maison triste et froide, charbon noir entouré des flammes de cette étincelante journée. Les domestiques parlant à voix basse le faisaient pénétrer dans un somptueux cabinet de sybarite encombré de livres et d'objets d'art. Le Chaminant assis au coin de la cheminée avait repris son allure correcte. Autour de lui Aldébrat, Tronquin et Caldius. «C'est vous cher ami. Je suis bien, bien heureux de vous voir. Que j'ai tristement, sottement troublé votre fête. Oh, ne dites pas le contraire. Je sais tout. Je suis revenu à la raison. Un accès de folie à mon âge.... Est-ce étrange?

— J'avais bien dit que ce ne serait rien, affirma le docteur, une lubie du cerveau, un enfantillage de vos cellules. Bah! dans huit jours vous n'y penserez plus.

— On y pensera, mon bon Aldébrat. — Les yeux du vieillard se remplirent de larmes. — Ce qui m'est arrivé est trop caractéristique pour être mis sur le compte de l'ivresse; puis on sait que je ne bois jamais. Moi si rangé, si sobre, si méthodique! Maintenant la vie va m'être horrible. A chaque instant, je craindrai, j'épierai le retour de la crise. Ces syllabes affreuses et sans suite que je prononçais me sont restées dans les oreilles. Elles me tentent, m'appellent, me t'ont des signes comme une légion

de femelles surexcitées. — Le malheureux s'animait à mesure, ses yeux prenaient une fixité inquiétante.

— Allons, dit Aldébrat, ne vous énervez point. Ce qu'il vous faut, c'est du calme. Je vous permets de recevoir vos amis, mais à la condition que vous resterez très tranquille. Ne parlez donc plus de ces balivernes.

— Et de quoi voulez-vous que je parle? gémit Le Chaminant avec une profondeur infinie. Il m'arrive ce coup terrible, d'être fou, fou furieux, de tout menacer autour de moi, et cela, par une fatalité inconcevable, en public. Chacun connaît mon aventure. Désormais, c'est fini, je suis classé fou. Chaque chose que je dirai sera analysée, commentée et on y verra des preuves de mon dérangement cérébral. Les hommes sont si sofs, si étroits. Aussi je me suis trop bourré la cervelle, nous avons tous la tête à l'envers à Séneste. Nous nous figurons que nous sommes des Malauve, et nous voulons faire preuve de génie. Quand c'est un jeune, cela va bien. Quand c'est un vieux comme moi, il fait craquer sa raison. Actuellement je sens en moi deux personnages : le petit bourgeois paisible, le directeur consciencieux de la Gazette, qui a envie de pleurer à cette heure sur le velours de son fauteuil, apprécié par sa famille et un petit groupe d'amis. Mon bon sens était célèbre. Je passais pour réussir en affaires et l'on me demandait des conseils. Qui donc maintenant viendra jamais consulter un fou? Et l'on me retirera, c'est certain, la rédaction du journal. Que disai-je?... Ah!... Et puis il y a le deuxième Le Chaminant qui s'est lancé dans la métaphysique: le bouddhisme indien, le Mahabarata et le Baghavad Gita. Cela me soulage, ces maudits mots m'obsèdent.... Que c'est triste, mon Dieu, que c'est triste. » Il sanglota, la tête dans ses mains. Tronquin agitait ses petits doigts autour de la poignée de son fauteuil! Aldébrat regardait son malade comme un minéralogiste un caillou rare qu'il fait scintiller sur toutes ses facettes. Malauve retrouvait son impression pénible de la

veille, et Caldius souffrait sincèrement, car il aimait Le Chaminant qui, plus que YAstre noir, l'avait soutenu dans des passes difficiles.

« Vous aussi, mes amis, n'êtes plus mes amis, continuait le pauvre diable en secouant la tête. Non; l'amitié est un contrat qui n'est valable qu'entre personnes saines. Moi, je suis hors la loi, hors l'espace, hors tout, et il va falloir que je traîne encore longtemps cette loque, car elle ne s'use pas sous l'effort du cerveau, cette sale, cette triste loque. — Il prenait ses bras et ses jambes comme des témoins de sa misère et les froissait dédaigneusement. — Pourtant il y a là — il se frappait le front — des choses qui seront perdues. Malauve, vous pouvez me comprendre, vous. Il faudra que je vous les dise. Même il y en a plus depuis hier. Ça fourmille, ça fourmille. C'est un tas de vers qui chuchotent.

— Mon bon, vous allez vous fatiguer et inutilement. Rappelez-vous ma prédiction. Dans huit jours... Prrrrt... Les vilaines idées seront parties. Seulement, beaucoup de repos, nul travail. La Gazette fonctionnera sans vous. Je vais d'ailleurs donner des indications précises à votre entourage. Puisque vous avez peur de la nuit, un de mes élèves viendra vous surveiller et vous enlever vos cauchemars avec la drogue que voici. -- Aldébrat fit manœuvrer dans ses mains adroites un petit flacon bleu. — Au revoir. »

Caldius, Tronquin, Malauve se levèrent, donnèrent l'accolade à l'infortuné dont l'agitation augmentait et qui semblait à un fil du délire, la figure tressaillante, la poitrine soulevée par d'énormes soupirs. A peine dehors : «Je ne le crois pas guéri, dit le médecin, mais il n'est pas non plus paralytique général. C'est un accès de manie transitoire qui a des chances de revenir périodiquement. Où diable cet animal-là est-il allé chercher de l'aliénation? Il n'y a rien dans sa famille, sa vie fut un lac. Alors?

— Il s'exprime mieux depuis l'accident, ajouta Malauve. Je ne l'ai jamais vu si en verve. Nous dînons ensemble ce

soir, c'est bien entendu, et après, conversations suivies avec des étrangers. Je ne dis pas cela pour vous,Tronquin, qui tirerez tranquillement sur votre pipe en regardant les anneaux fumeux rejoindre vos hypothèses fortifiées. » Tronquin plissa sa figure ridée et fit un geste vague. C'était l'heure du crépuscule. Les travaux terminés on prenait le frais au pas des portes. Ouvriers, petits bourgeois, femmes, enfants, assis, debout, flânochaient, causaient d'un trottoir à l'autre, de seuil à fenêtre, de boutique à boutique. Il flottait une douceur, une intimité charmante, bien conforme à cet air léger où riaient encore des parcelles lumineuses, mais privées de leur ardeur trop vive, poudrant d'or un ciel rose et pur. Les Sénestois jouissent d'une propreté remarquable. Tout est remis à neuf tous les quinze jours. Les arbres eux-mêmes sont peints à un certain niveau, ce qui leur donne un air comique. Il y a en été à chaque coin de rue des baquets où les chiens vont boire. Partout les ménagères nettoient à grande eau les dallages, font reluire vitres et serrures. L'ensemble y gagne en allégresse. Au passage des quatre compagnons chacun se retournait et saluait. Us étaient les célébrités de la ville. Caldius donnait des bonbons, dont ses poches étaient toujours pleines, à la foule des petits enfants et, quand ceux-ci passaient près de Tronquin, la main du célèbre général caressait leurs cheveux bouclés. Malauve avait de la hauteur. Mais il était d'autant plus aimé que ses faveurs étaient plus rares; quant à Aldébrat, c'était le dévouement aux cent mains. Il se multipliait pour donner ses soins aux pauvres. Ses élèves dressés à ses méthodes parcouraient sans cesse la cité, répandant la bonne parole et les médicaments du maître. Il avait fondé une chaire di' thérapeutique el, comme Tronquin, comme Malauve, il y attirait les étrangers. On trouvait dans ce petit État au puint de vue militaire, scientifique et philosophique de parfaites leçons ei des exemples. Aussi, malgré son aspect rébarbatif, Aldébrat était le plus abordé du quatuor. Tandis

que ses trois amis marchaient avec lenteur ou s'arrêtaient pour discuter, il ouvrait la bouche d'un mioche, observait le point de la dentition, s'informait de telle angine, de la goutte du vieux grand-père, suivi d'un sillage renouvelé de bénédictions et de reconnaissance. Cependant les soldats à l'excellente allure saluaient six pas d'avance et fièrement leur chef qui rendait le salut d'un geste étriqué, sec, mais d'une absolue correction, tandis qu'un regard rapide inspectait la tenue d'uniforme. Tronquin , capable des plus hautes conceptions, ne négligeait rien du petit détail.

Ils prolongeaient leur promenade, joyeux du respect et de la joie environnants, et savouraient le charme unique des étroites confédérations. Là tout se tient et tout s'enchaîne. A cette heure délicieuse et calme ils pouvaient saisir par leur sentiment aiguisé les vibrations dansantes, tourbillonnantes d'une atmosphère intellectuelle. Certes l'air de Séneste était spécial: « Dans ces enfants que j'observe, disait Aldébrat après une échappée vers un jeune marmot, il y a la graine future de ceux qui nous remplaceront. Quelle chose profonde qu'un groupement humain! Voyez notre principauté. On y parle français, mais avec un accent traînard que les babies possèdent dès qu'ils commencent à ouvrir la bouche. En outre on y affectionne les proverbes, certaines locutions plus fréquentes que partout ailleurs. Quelle est l'origine de ces tics du langage qui se transmettent ensuite par l'hérédité et l'imitation? Où prennent paissance ces fleurs autochtones ? Est-ce dans ces petites ruelles encore dorées du soleil couchant, où les bambins jouent librement à la tiédeur du crépuscule?

— Ah la jolie, la divine heure ! » Malauve travaillait l'épaule de Caldius d'une main encore vigoureuse. Il aimait tripoter ses interlocuteurs. Il lui semblait alors qu'il triturait ses arguments. « Cher Bilboquet, créateur sénile, auteur de trente volumes ignorés du monde, protagoniste du Rempart de verre, Tronquin, Aldébrat,

j'adore notre coin de terre. Eh, il se comporte assez bien vis-à-vis des civilisés. On vient chercher ici des enseignements qu'on ne trouverait point dans les vastes États, où la minute change du Nord au Sud. Pour nous autres bons Sénestois le soleil se couche à la même seconde; à la même seconde son départ laisse le ciel embrasé de couleurs mourantes, si douces aux âmes tumultueuses. Et ces grands pays étaient jadis une série d'organismes semblables au nôtre. Ils ont, les malheureux, subi la dure loi cohésive. La politique y a aidé. Tout gouvernement, par nécessité, centralise. Alors il tend vers l'uniforme par l'appauvrissement de la province au profit d'un Paris ou d'un Berlin, organe hypertrophié, monstrueux. Ne vaut-il pas mieux que chacun travaille dans son coin, qu'il subsiste une gravitation locale? L'originalité éclate plus aisément sur un bout de terre connu grain par grain que sur les étendues anémiées par une capitale cosmopolite. Ah, comme je me réjouis d'être né ici, d'y avoir grandi, d'être resté fidèle à mon logis. J'aurais perdu de ma personnalité en quittant mon sol. Le sol est chose réelle. La patrie n'est pas une image. Plus elle est étroite, mieux elle vaut, mieux notre égoïste amour l'embrasse. Nous sentons tous vivement que nous avons là nos racines, que par ces petites maisons où habite un de nos parents ou alliés, étant ici trop peu pour n'être pas de la même famille, que par ces clochers, ces places, ces palais, ces mansardes réunis sur quelques kilomètres il nous monte des filets de sève. Nous sommes responsables les uns des autres; on se serre les coudes. Si nous avons grandi, c'est aidés par les mains de nos concitoyens, grimpés sur leurs épaules. Nos statues seront faites de leurs efforts. Nous sommes les résultats de leur souscription intellectuelle, de leur cotisation mentale. N'est-ce pas, Tronquin, c'est votre avis?»

Le petit vieillard marchait vite à pas menus. Il s'arrêta et se plaça comme pour un bizarre quadrille en face des trois autres. On entendait dans le jour tombant des voix

i'18 L'ASTRE NOIR

claires et des causeries, des chants d'oiseaux, des bruits d'arrosages. L'air était gai : « Oui cerles, mais vous autres, Aldébrat, Malauve, êtes heureux. Théories appliquées. Moi je n'ai qu'une petite armée. C'est ennuyeux.» L'elliptique Tronquin signifiait par là qu'il eût souhaité un plus vaste champ d'expériences à son activité guerrière.

Ils arrivaient sur la place de Y Astre noir. La haute maison semblait éclairer l'entre chien et loup, devenait blême et mystérieuse. Us firent halte encore. A eux quatre détailles différentes et de capacités diverses ils formaient individuellement, moralement une sorte d'escalier dont Caldius était le paillasson : « Ah, ils sont exquis les militaires, s'écriait Aldébrat riant. Quand tout sera unifié, ce sera beau n'est-ce pas? Or nous serons dévorés, malgré votre génie, Tronquin. Les confédérés doivent être absorbés par les centralisés. Les lois morales et sociales sont plus fortes que tous les explosifs de la terre. Gela se passe pour les sociétés comme pour les tissus. Il y a un stade où les cellules ont leur indépendance; c'est la confédération. Graduellement cette liberté diminue au bénéfice d'une cellule dominatrice qui finit par glaner les activités, accumuler les puissances réelles de ses voisines, accaparer les dynamismes. C'est la centralisation. Ensuite elle se fatigue à son tour et l'ensemble se met à circuler sans lien ni cohésion: période de nomades, invasion des barbares, etc.. C'est réglé, machiné, automatique comme une horloge, Et il est triste de penser que les mêmes lois dirigent tous les organismes. Du physique au moral, il y a des points de rapports flagrants. On peut se servir de toutes les images ; elles seront justes, et manifestent par leur abondance la multiplicité des rapports qui unissent les termes en présence. L'humanité obéit à trop peu de ficelles. C'est court, court, court. Et ce que nous pouvons dire aussi; et cette constatation même est brève. Brrr. Ces rêveries font froid dans le dos. Puisse la route être longue!

— Bah, le ciel est de nuance exquise et nous voici à, la

maison où Monlay, Faldati, les autres et un parfait dîner nous attendent,» conclut V Astre noir les poussant vers la porte. Tronquin passa le premier suivi d'Aldébrat et de Malauve, et Caldius, songeant à ses poésies et que la causerie avait médiocrement intéressé, se glissa humblement en dernier.

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