‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 105 sur 151 · Migne, Patrologie, t. L, col · texte numérisé non relu

Migne, Patrologie, t. L, col

3. Vita S. Hilarii, xiv (Migne, Patrologie, t. L, col. i234).

4. Vita S. Hilarii, xix (Migne, Palrologie, t. L, col. i23g-i24o4.

5. Vita S. Hilarii, xxi (Migne, Patrologie, t. L, col. 1242).

l'astrologie chez les gallo-romains i3i

l’avenir; comme l’évequc de Tours, 1 évequc d Ailes na

jamais affaire aux astrologues.

ïeuffel ne sait pas si le Melrurn in Genesim est l’œuvre d Hilaire d’Arles*. Ebert se borne à constater avec une réserve fort prudente que, « attribué autrefois à tort à saint Hilaire de Poitiers et mis aujourd’hui sur le compte de saint Hilaire d’Arles, ce poème doit, en tout cas, être l’œuvre d’un Hilaire quelconque Peiper se fonde sur un argument assez sérieux pour refuser à l’évêque d’Arles la paternité du Melram : la biographie, très détaillée, rédigée par Honorât, ne parle pas d’un ])oème biblique composé par Hilaire. Mais, comme il y a eu au V® siècle un grand nombre d’ililaires en Gaule, le deiniei éditeur du Melvum l’attribue à quelque îlilarius, Gallus poeta^. L’abbé Gamber se demande si l’auteur du poème ne serait pas Pliilarius, ami de saint Prospcr d’Aquitaine, qui paraît être né ou, tout au moins, avoir vécu en Provence dans la première moitié du v® siècle. On a de cet Hilaire de Provence deux lettres adressées à saint Augustin, l’une à propos des troubles que l’hérésie pélagienne avait excités à Syracuse, l’autre, beaucoup plus développée, où il est question des progrès de l’erreur des semipélagiens dans les Gaules, en particulier à Marseille. Le Metrurn aurait été inspiré au correspondant de saint Augustin par la pensée de combattre les principes du semi-pélagianisme relatifs au péché originel et à ses conséquences^.

Quoi qu’il en soit, le Melram, qui nous est évidemment parvenu incomplet, imite d’une manière très libre les six premiers chapitres de la Genèse. L’auteur disserte longuement sur la naissance de l’homme et les suites du péché originel dans l’ordre moral et dans l’ordre matériel. Les versets i4-i8 du chapitre premier de la Genèse lui donnent le prétexte d un développement très étendu sur la création, l’énumération et l’utilité des astres.

Le Créateur dispose dans le ciel les astres qui se distinguent

I. Tcuffcl, Geschichte der liômischen Literalur, $ hôj, 7. a. Ebcri, Hist. littér., t. I, p. Sga.

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