‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 108 sur 151 · Ebcrt, Hisl. litt., t. 1, p. i · texte numérisé non relu

Ebcrt, Hisl. litt., t. 1, p. i

BIBLIOTHÈQUE DES UMn'ERSITÉS DU MIDI

l’auteur de V Ileplateuchos ; il imite Virgile et Ovide avec goût et sûreté ; il évite les épithètes de remplissage, et son hexamètre est, en général, construit correctement. Mais, c’est par le système d’indépendance dont il fait preuve dans sa manière de s’inspirer du texte biblique qu’il se rapproche des auteurs d’œuvres similaires composées au v® siècle. Plus le christianisme avance dans son évolution, plus il se sépare du judaïsme; et la fidélité au texte de l’Ancien Testament a peu d’importance pour les chrétiens qui écrivent aux environs de l’an 45o.

Les premiers vers du De Sodoma rappellent qu’après le déluge l’Eternel tout-puissant a mis son arc dans la nuée, signe de son alliance avec la terre*. Mais l’arc-en-ciel est désigné par le nom mythologique d’iris =*, et c’est par des allusions aux légendes de Busiris, d’Antée et de Gircé^ que sont indiqués les crimes de la nouvelle génération humaine, des habitants de Sodome en particulier. La pluie de feu et de soufre, qui tombe du ciel pour détruire les villes condamnées, est identifiée à l’embrasement du monde causé par l’imprudence de Phaéthon et longuement décrit dans les Métamorphoses d’Ovide^*. La transformation de la femme de Loth en statue de sel — statue qui existe encore à l’époque on le poème est composé ^ — est décrite d’après la métamorphose de Niobé en statue de marbre. Le poète chrétien donne même un détail réaliste que l’alexandrinisme d’Ovide ne pouvait accepter. La statue de Niobé pleure toujours, comme si elle était encore vivante, la mort de ses enfants**. Les accidents périodiques de son sexe persistent chez la femme de Loth, devenue une statue de sel

La description de la Mer Morte et de la région de Sodome,

Page 1