‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 113 sur 151 · Grégoire de Tours, II, vu · texte numérisé non relu

Grégoire de Tours, II, vu

h. Carmen XIV. Préface en prose, a : Musicam et astrologiam, quae sunt infra arithmeticam consequentia membra philosophiae.

ï4o lUBUOTHKQUE DES IMVERSITÉS DU MIDI

duire des termes d’astrologie dans un épithalaine. C’est à Poléinius qu’il demande cette permission. Polémius, qui se vantait de compter Tacite au nombre de ses ancêtres était un philosophe platonicien ; il avait obtenu la préfecture des Gaules; il allait épouser Aranéola, fille d’un général illustre, arrière-petite-fille d’Agricola, qui avait été consul l’an 421. Dans un épithalame, qui doit chanter l’alliance de deux grandes familles gallo-romaines, peut- on sortir des routes battues, pénétrer dans les sentiers rudes et âpres de la philosophie et employer des termes spéciaux à l’astrologie, qui ne sont pas encore admis par la poésie? Il appartient à Polémius d’apprécier si les mots, centre, proportion, diastème, climat, myres, conviennent à l’épithalame

Si le mot très classique, proportio, ne semble pas avoir un sens spécial en astrologie, on sait que les y.ÉvTpa sont les points cardinaux du cercle de la géniture^; les ctao-ï;iJi.aTa sont les intervalles correspondant aux diastèmes musicaux, par lesquels sont séparés les sept astres, le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, qui errent entre le Ciel et la Terre et qui règlent la genèse des mortels^. Les sont les zones de la chorographie planétaire 5. Les rnyrae sont mentionnées sous leur forme grecque par Censorinus ; « Au moment de la conception, le Soleil se trouve nécessairement dans un signe et à une partie déterminée de ce signe que l’on appelle proprement le lieu de conception. Ces parties sont au nombre de trente dans chaque signe, ce qui donne pour l’ensemble du zodiaque un total de trois cent soixante. Les Grecs les appellent [j,oTpai, parce qu’ils désignent, sous le même nom, les déesses de la destinée et que ces particules

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