Bouché-Leclercq, L' Astrologie grecque, p. 334-33C
l’aSTROLOGIIÎ chez les GALLO-HOMAl-NS I -» I
décident, pour ainsi dire, de nos destinées-.» L’astrologie fait évidemment une confusion entre les iJ.o~.px’, degres, et
les MoTpx'., déesses de la destinée
Sidoine Apollinaire est, à notre connaissance, le premier qui ait latinisé en myrae le mot ’p.oîpr.. Peut-être ce mot était-il au nombre des néologismes dont la nécessité s’imposait pour enrichir le vocabulaire de la musique et de 1 astrologie, au dire de personnages compétents dont Sidoine invoque l’autorité ; Magnus de Narbonne, consul en l’an 46o3; Domnulus, ancien (questeur et bon poètc^*; Léo, vir speclabilis, descendant du rhéteur Fronto, bon orateur lui -même, poète ingénieux et subtil philosophe, à qui ses mérites avaient valu d’être choisi comme ministre par le roi des \isigoths, Euric, et qui devait profiter de son crédit pour faire mettre en libeité l’évêque des Arvernes^. «Le consulaire Magnus, — dit l’abbé Ghaix*-, — Domnule et Léon, ministre d Euric, ayant eu à parler en vers de questions d astrologie et de philosophie, inventèrent à leur usage des mots nouveaux. » Le texte de la préface du Ccirme/i XIV, où il est dit que ces savants pei sonnages réclamaient le droit de créer des mots nouveaux pour disserter de musique et d’astrologie, ne nous permet pas de décider si Magnus, Domnulus et Léo s’occupaient de musique ou d’astrologie.