Boileau, Art poétique, I, v. 3-i
4. Cf. Satires, I, v. 5g ; C’est par là qu'un auteur que presse l’indigence Peut des astres malins corriger l'influence. — IX, v. ag : Que si tous mes efforts ne peuvent réprimer Cet ascendant malin qui nous force à rimer...
mnLIOTIlÈQUE DES UNIVEllSITÉS DU MIDI
Julien par qui il vient d’etre élevé au consulat, le rhéteur gaulois Claudius Mainertinus i ne craint pas de proclamer que le restaurateur du paganisme est un astre favorable qui s’est élevé dans le ciel pour le salut du genre humain =*, quarante ans avant lui, dans le panégyrique de Constantin, qu’il prononçait en 321, le rhéteur Nazarius, qui fut peut-être professeur à Bordeaux 2, se borne à faire allusion à la divinisation de l’empereur Constance, père de Constantin, mais il ne le place pas parmi les astres/'.
A la lin du iv“ siècle, Latinus Pacatus Drepanius, rhéteur de Bordeaux, collègue, ami et compatriote d’Ausone^, prononce à Borne te panégyrique de Théodose P^ Dans ce discours officiel, il fait profession de monothéisme 6; ce dieu unique, dont parle l’orateur, est Jupiter, assisté des Parques 7, soumis au Falurn^ et à la Fortiina^. C’est avec une certaine timidité qu’il place à côté du pouvoir de Jupiter et du destin les influences sidérales qui s’exercent sur les conditions humaines. On peut, dit-il, ajouter foi aux affirmations des savants qui, s’occupant avec soin des questions naturelles, soutiennent que la beauté humaine de l’aspect le plus auguste tire son origine des cieux
Cette timidité d’un orateur officiel et ces allusions perpé-
1. Ce Claudius Mamertinus était-il Gaulois!* On l’admet généralement. Mais les Bénédictins doivent reconnaître qu’«on ne trouve nulle part en quoi pays il avait pris naissance »; ils conjecturent qu’il était « fils de l’autre orateur du même nom et, par conséquent, Gaulois de nation comme lui». (Histoire littéraire, t. 1", partie 11, P- 299 )
2. Claudii Mamertini Gratiarwii actio de consalatu suo Juliano Iinperatori, ii : Quasi qaoddam salatare humano generi sidus es ortiis.