‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 13 sur 151 · Ausone, édit. Schenkl, XX, i; XXllI; XXVII, i, etc · texte numérisé non relu

Ausone, édit. Schenkl, XX, i; XXllI; XXVII, i, etc

G. Latini Pacati Drepanii Panegyricus Theodosio Augusto dictas, iv : Saprenius ille reruni fabricator.

7. Pacati Panegyr., xviii: Hli majestatis tuae participi deo ferunlur assistere Fata cuin tabulis.

8. Pacati Panegyr., viii : ...doua Fatoruin; xi ; Ilactenus distulere Fata; xv : Duplex... dilectus, anus ex judicio, alter ex Fato.

g. Pacati Panegyr., xi : Neque... gloria... adscribenda Fortunae; xxiii : At quantos parturiebat Fortuna motus! xlh : Aon habuit rationem fuisse Fortunam.

10. Pacati Panegyr., vi : Non frustra plane opinione sapienlium, qui nalaralium momenta causarum subtilius sciscitati arcanis caelestibus nobiles curas intulerunt, augusüssima quaeque species pluriinum creditur trahere de caelo.

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tuelles et banales à l’astrologie s’expliquent en meme temps, si l’on fait attention qu’au iv“ siècle l’astrologie est a la fois l’objet d’une croyance universelle de la part des populations gallo-romaines et de condamnations sévères de la part de bautorité impériale. La science astrologique n’est plus enseignée publiquement, comme au temps d’Vlcxandrc Sévère; des lois prohibitives sont dirigées contre elle, et cette persécution ne fait que surexciter le zèle populaire pour celte

science interdite.

Les Bénédictins expliquent bien la conduite des empereurs du IV" siècle à l’endroit d’une doctrine «ennemie de la vérité », mais très répandue dans toutes les régions de 1 Empiic et surtout dans les Gaules :

« Nous avons observé ailleurs que les superstitions fondées sur l’astrologie, toujours ennemies de la vérité, étaient foit enracinées dans les Gaules. Constantin, voulant les deliuiie peu à peu, comme un reste de paganisme, fit une loi le i5 de mai 3ig {Cod. Theod., 9, t. 16, l. i, p. ii4)pour défendre, sous de très grièves peines, de consulter les aruspiccs dans aucune

maison particulière, ne le permettant que dans les lieux publics. L’empereur Constance, son fils, alla beaucoup plus loin par deux autres lois très sévères, qui tendaient à abolir entièrement toutes ces superstitions (1. 4, P- P-

La première, qui est du 25 de juillet 357, condamne au dernier supplice ceux qui auraient consulté les augures, les aruspices et quelque autre sorte de devins. Par l’autre loi, qui est en date du i3 de juillet de l’année suivante. Constance déclare que les magiciens, les astrologues, les augures, et généralement tous ceux qui se mêlent de deviner, doivent être regardés comme ennemis du genre humain, et que ceux de ce métier qui se trouveront à la cour d’un prince pourraient être regardés comme criminels de lèse-majestc (l. 10). De même, l’empereur Valentinien I, étant à Trêves, en 370, lit à son tour une autre loi pour ordonner de faire le procès à tous les magiciens. Toutefois, malgré des lois aussi rigonrenses, il ne fut pas possible de déraciner entièrement ces sottes superstitions, tant nos Gaulois y étaient attachés. C’est pourquoi Valenti-

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nien fut obligé d’excepter de son ordonnance l’art des aruspices, qu’il déclare n’avoir pas dessein de condamner absolument * . »

Dans les divers édits qui frappent indistinctement les devins de tout ordre, les astrologues sont visés. M. Bouché-Leclercq le remarque avec raison : u Les mathematici figurent comme doublant ou remplaçant l’appellation de Chaldéens, c’est-à-dire magiciens »

Les lois étaient sévères, mais elles étaient vaines. Longtemps avant l’époque de Constantin et de Théodose, Horace l’avait constaté : « A quoi servent les lois, sans les mœurs 3?» Les mœurs populaires recherchaient les consultations astrologiques proscrites par les lois. Les astrologues étaient d’autant plus en faveur qu’ils devaient se cacher. « En raison du risque couru, ils taxaient sans doute à plus haut prix leurs leçons ^. » Le charme du fruit défendu attirait les néophytes, et les bénéfices des consultations et de l’enseignement attachaient les astrologues à l’exercice d’une profession plus lucrative, en somme, que dangereuse.

Cependant Beugnot doit exagérer quand il dit : « La profession d’astrologue, de devin ou de sorcier était si productive qu’une foule de personnes instruites et dignes d’une meilleure vie l’embrassaient avec confiance; aussi n’existait-il pas un bourg, pas un village qui n’eût son devin » Aucun texte n’est cité à l’appui de cette affirmation. Nous ne connaissons qu’un seul astrologue gallo-romain du ni'’ siècle, Cæcilius Argicius 6 Arborius, grand-père du poète Ausone. « 11 savait fort bien l’astronomie, ce qui suppose la connaissance des mathématiques, et se mêlait aussi de l’astrologie judiciaire. Mais il avait la discrétion de ne s’y appliquer qu’en son particulier. Il avait tiré l’horoscope d’Ausone, qu’il craignait de montrer et qui

I. Histoire littéraire de la France, t. I, partie II: « Quatrième siècle de l’Église. État des lettres dans les Gaules en ce siècle, » p. 5.

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