‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 122 sur 151 · Epist., IV, III · texte numérisé non relu

Epist., IV, III

i. Pour la tradition qui fait d’Atlas l’inventeur de l’astrologie, voir, plus liant, p. 109.

1^8 lillîLIOTIlî;(^)L E DES UISIVEUSITÉS DU MIDI

Un des amis du palricius praefeclorius, Nymphidius, a vu chez lui les trois livres du De Statu Animae, œuvre de Claudianus Manierlus, le plus habile philosophe des chrétiens, le premier de tous les érudits; il a obtenu d’emporter le précieux ouvraj^e ([u’il promettait de rendre promptement. Mais Nymphidius n’a pas tenu sa promesse et Sidoine lui écrit pour réclamer le De Statu Anirnae. Cette lettre fournit à l’admirateur de Claudianus l’occasion d’un nouvel éloge du livre et de son auteur ;

Il nous prouve que les neuf Muses ne sont pas des femmes, mais les ])ersonnificalions des sciences; car, dans les pages de ce livre, le lecteur attentif trouvera les noms plus réels des Camènes qui se donnent à elles-mêmes leur dénomination exacte. Ici, en effet, la grammaire divise, l’éloquence déclame, l’arithmétique calcule, la géométrie mesure, la musique pèse, la dialectique dispute, l’astrologie connaît d’avance l’avenir, l’architecture construit, la musique module».

Quelques années plus tard, vers éyS ou 474, Claudianus meurt et Sidoine s’empresse d’écrire une lettre de condoloances à Pétréius, fils de la sœur de son ami^ La lettre contient à la fois une oraison funèbre en prose et une nénie, un chant de deuil en vers. La prose et les vers célèbrent à l’enviles mérites du défunt; c’était un platonicien, qui savajt concilier la philosophie et la religion; un savant universel, qui ne refusait la discussion sur aucun sujet. La triple science de Rome, d’Athènes et du christianisme se réunissait en cet homme, à la fois orateur, dialecticien, poète, interprète des textes sacrés, géomètre, musicien. Simple prêtre, coadjuteur de son frère aîné qui était évêque, il s’occupait consciencieusement des devoirs de son ministère, assistait les aflligés, les pauvres et les prisonniers, réglait les fêtes solennelles et enseignait à chanter les psaumes.

Cet homme, qui alliait si bien les plus humbles devoirs du sacerdoce aux plus hautes spéculations des sciences philosophiques, était le frère de l’évêque de Vienne des

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