Sidoine, Epist., IV, xvii
5. Wilhelm Hrandes, Des Auspicius von Toul rhylhmische Epistel an Arbopastcs von Trier, Wolfenbütlcl, 190a.
6. Sidoine, Epist., IV, xvii, i : Pot ir Mosellae, Tiberim raclas.
I,‘ VSTROUOGIE r.llEZ LES OAU.O ROM AINS
reproche pas d'etre adonné à ces coupables pratiques de l’astrologie qui avait tellement d’adeptes parmi les intimes de Sidoine Apollinaire.
L’évéquc de Clermont ne dit rien de deux poètes galloromains, qui écrivaient l’un et l’autre vers 470, Paulin de Périgueux et Paulin de Pella.
Nous avons de Paulin de Périgueux une longue épopée en six chants, De Vila Sancli Marlini EpiscopD , dont les hexamètres paraphrasent la Vila Sancti Martini et les Dialogi de Siilpice Sévère 2, et le récit des miracles que Perpetuus, éveque de Tours, aux environs de 46o, avait vu s’opérer sur le tombeau du saints, Sulpice Sévère faisait de Martin un thaumaturge, devin et magicien; l’éveque Perpetuus reconnaissait des vertus merveilleuses au tombeau de son prédécesseur. Les développements poétiques de Paulin de Périgueux n attribuent aucune part à la mathesis dans les innombrables miracles dus au pouvoir surnaturel de saint Martin de lours .
Dans son Eucharisticos, chani d’actions de grâces en 616 hexa mètres 5, Paulin de Pella, vieillard de quatre-vingt-quatre ans 6, raconte l’histoire de sa vie et remercie Dieu, qui, en l’accablant d’épreuves, lui a ouvert la voie du salut. Né à Pella, fils d’un préfet de ITllyrie, Paulin vint de bonne heure à Bordeaux faire ses études dans la maison de son grand-père qui, d’après une tradition souvent admise, mais peu fondée, serait le poète Ausone. Pendant longtemps, sa vie fut celle des jeunes gallo-romains, riches et frivoles, qui s abandonnaient à tous les plaisirs et qui accueillaient avec empressement les croyances les plus hérétiques. Ses études, purement grecques
1. M. Petschenig, Pauli PclricorJiac Carmina (Patrnlogic de Vienne), vol. Wl, X'indobonae, i888, p. ig-iGo.