Ebert, ouvr. cité, t. 1, p. Ü
'1. Les Carmina minora (Petschenig, pp. i6i-iC5) ne contiennent aiicune allusion astrologique.
5. Wilhelm Brandes, Paulini Pellaei BiJc/iarisbcos(Patrologie de Vienne), vol. XA 1, [>p. 2(ji -3i4.
G. Eucharist., v. 12-ii.
miiUüTlIKQUE DES UNIVEUSITÉS DU MIDI
et latines*, n’admettent aucun enseignement scientifique; il n’est pas instruit dans la mathesis. Quand il énumère les distractions plus ou moins honnêtes qui occupent l’oisiveté de sa jeunesse, les doctrines dangereuses auxquelles il se laisse entraîner, il ne dit pas qu’il ait été curieux de s’enquérir des pratiques de l’astrologie. Après sa conversion, il combat les dogmes mauvais qui avaient été les siens : il ne cite pas les dogmes astrologiques au nombre de ces dogmata prava^. L’autobiographie de Paulin de Pella semble donner un tableau très exact de la vie mondaine en Gaule au v® siècle. 11 est curieux de noter qu’il ne s’y trouve aucune allusion à cette superstition coupable qui, d’après Sidoine Apollinaire, occupait une place si importante dans ses propres préoccupations et dans celles des gens polis et lettrés de son intimité.
C’est à la fin du v® siècle que Gennade, prêtre de Marseille, écrivait son Catalogas Virorum illustrium et adressait son Epistula de Jîde mea au pape Gélase, qui avait été élu le I®® mars 492 et qui devait mourir le 19 novembre 496^.
Dans V Epistula de Jîde mea, désignée aussi sous le nom de Liber de ecclesiasticis dogmatibus^, Gennade affirme avec force l’existence de la liberté humaine, mais il attribue le principe de tout bien à la grâce divine. Ce traité, où les dogmes sont justifiés et les hérésies combattues, ne s’occupe en rien de la superstition astrologique.
Destiné à compléter et à continuer le Liber de viris illus- Iribus de saint Jérôme, le Catalogas, après avoir consacré un article à Jacobus Sapiens, évêque de Nisibe, en Mésopotamie, vers 280, que le Liber avait omis, commence en réalité avec le pape Jules, élu le 6 février SSy, mort le 12 avril 352, et se termine avec Pomérius, contemporain de l’auteur, vivant encore au moment de la publication de l’ouvrage