Geniiadii Catalogas, capul xcix
4. Gennadii Liber de ecclesiasticis dogmatibas (Migne, Patrologie, t. LVIII, col. 979- 1000).
5. Gennadii Catalogas, caput xcviii : Pomerias... vivit usque hodie.
l’astrologie chez, les gallo-romains
Gennade semble éviter toute allusion à ces « superstitions fondées sur l’astrologie, toujours ennemies de la vérité », qui comme le disaient les Bénédictins' — « étaient foit enracinées dans les Gaules». 11 écrit un chapitre sur Prosper d’Aquitaine^ ; mais il ne dit rien des attaques dirigées contre l’astrologie par l’auteur du Carmen de Providentia divina^.
Tl écrit un chapitre sur le rhéteur de Marseille, Claudius Marius Victor S mais il ne dit rien de la digression de VAlethia où la dangereuse superstition de 1 astrologie est fortement combattue». Il fait le plus grand éloge de Sidoine, évoque des Arvernes | il vante la saine doctrine, la vigueur chrétienne de ce père de l’église catholique, de ce docteur insigne ^ : il n’a pas un mot pour regretter qu’un goût trop vif des pratiques de la rnalhesis ait fait tort à la saine doctrine de ce docteur insigne.
En dernière analyse, d’après Gennade, les superstitions astrologiques n’existent pas chez les Gallo-Romains. Dans le Catalogus, au nombre des traités que Nicéas, évêque de Romatiana, en Bulgarie, vers le commencement du v® siècle, composait pour l’instruction des candidats au hapteme, il est fait mention d’un Liber adversus Genethlioloykini, c est-a-diie contre l’art de tirer les horoscopes Il est fait aussi mention des Libri adversus mathernaticos que le moine Macarius écrivait à Rorne^.
A Rome, il fallait combattre les adeptes de la rnalhesis; en Bulgarie, il était nécessaire de mettre en garde les candidats au baptême contre la doctrine qui veut que la destinée d’un enfant dépende de la position des astres à l’instant de sa naissance. L’optimisme de Gennade admet qu’en Gaule de pareils écrits étaient inutiles et ne se produisaient pas, la superstition astrologique y étant inconnue.