oÏT noHchô-LccXercq, L’Astrologie grecque, pp
3. Alcimi Ecdicii Avili Poematuin Prologus (Migne, Patrologie. t. LIX, col. 3q3) Oinniu paene in ilia nolissitna perturbationis necessitate dispersa sunl.
HIBLIOTHÈQUE DES UNIVERSITÉS DU MIDI
disperse les peuples, l’univers est déchiré en lambeaux et se dépeuple... L’abbé Gamber estime avec raison que, dans ces vers, « saint Avit semble faire un retour sur les malheurs de son temps pour nous peindre les guerres cruelles qui avaient ensanglanté la Gaule à la suite des terribles invasions du V" siècle, et des luttes que continuaient à se livrer entre eux les conquérants barbares*. » L’auteur du De spiritalis hisloriae geslis pense aux superstitions, aussi funestes que les guerres, qui jettent le trouble dans l’esprit de ses contemporains, quand il maudit les erreurs enfantées par la coupable curiosité d’Ève. En effet, Avitus combat l’arianisme et toutes les hérésies. Dans le livre IV, De Diluvio Mundi, il compare l’église catholique à l’arche de Noé qui résiste au choc des vagues : l’Église est, encore maintenant, en butte aux assauts de tempêtes terribles de la part du judaïsme, des hérésies furieuses comme Charybde, de la prétentieuse sagesse des philosophes grecs : l’astrologie est, sans doute, suscitée par l’hérésie et par la science hellénique, turgida Graiorum sapientixx philosophorarn (v. 498.)
Avitus vivait dans un milieu très mondain et très littéraire. L’école de Vienne, où il avait eu pour maître le rhéteur Sapaudes, disciple lui-meme de Glaudianus Mamertus, était une des plus illustres de la Gaule. Sa ville épiscopale était le centre d’une société aristocratique et cultivée 3 : c’est pour cette société que cet évêque lettré écrivait son poème De spiritalis hisloriae geslis. A la vérité, Teuffel exagère quelque peu les mérites des vers d’ Avitus, dont il loue la correction, l’aisance et la coupe élégante^. On trouve bien des fautes de goût dans ces vers trop faciles où il est dit, par exemple, qu’une fois transformée en statue de sel, la femme de Lotb est riche de ce sel, qui, alors qu’elle était vivante, faisait totalement défaut