Sermo xli, 2 (Migne, Patrologie, l. XXXIX, col
G. Ilomilia ni (Migne, Patrologie, t. LXVII, col. io48): Ubi sunt qui dicunt esse genesim vel fatum, per quod in peccatum transire pars hominum violenta necessitate cogatur “?
7. Le mot genesis estemploye par Jnvénal(.Sa<., VI, v. 079 ; XI V, v. 248) en ce sens.
l’aSTHOLOGIE dit/, tES GAELO-KÜMAINS ‘ /3
Deux sermons De Calendis Januariis combattent toutes les croyances et toutes les pratiques païennes, en particulier la foi en l’astrologie, dont les membres de l’église d’Arles ne s’étaient pas encore affranchis. La superstition des calendes de janvier a été inventée a qaodam Jano homine perdilo ac sacrilego^. Dans les jours de fêtes qu on célèbre à cette date, des malheureux, parmi lesquels, ce qui est abominable, on trouve des hommes qui ont reçu le bapteme, iniseri honiines, el, qund p(]jiis est, aliqui baptizali, — se déguisent en \ieilles femmes ou en animaux, en cerfs de preference. Ils donnent et reçoivent des étrennes diaboliques, demandent le secret de l’avenir aux augures et aux astres, font de grands festins avec l’idée folle que, s’ils ont bien mangé aux calendes de janvier, toute l’année, ils auront de quoi manger en abondance^. Angelo de Gubernatis explique ainsi cette coutume qu’avaient les chrétiens des premiers siècles de se déguiser, le premier jour de l’année, en biches ou en vieilles femmes : « La vieille femme et la biche représentent évidemment ici la sorcière ou la femme laide, image de l’hiver 5 et, comme 1 hiver est, ainsi que la nuit, sous l’inlluence de la lune, le déguisement en biche était une autre manière de représenter la lune A » La coutume des mascarades et des étrennes devait se perpétuer, puisque le canon i du concile assemblé à Auxerre, en 678, par l’évêque Aunacharius, pour combattre les superstitions populaires, porte : « Non licet calendis januariis vetulam aut cervulum facere, vel strenas diabolicas observare. »
Le second sermon De Calendis Januariis insiste sur les superstitions astrologiques simplement indiquées dans le premier :
Quelques-uns tombent dans ce mal qu’ils observent avec soin le jour où ils se mettent en route, rendant honneur ou au Soleil, ou à la Lune, ou à Mars, ou à Mercure, ou à Jupiter, ou à Vénus, ou à Saturne: ils ignorent, les malheureux, que, s’ils ne se sont pas amendés par la pénitence, ils auront l’enfer en partage avec ceux