‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 144 sur 151 · I. Scrmo Cixix, i (Migne, Palrologie, l. \X\1\, col. aooi · texte numérisé non relu

I. Scrmo Cixix, i (Migne, Palrologie, l. \X\1\, col. aooi

3. Sermo cxxix, ''cnno cxxx (Migne, Palrologie, l. \X\I\, coll. sooi-sooi).

3. .\. de Gubernatis, Mythologie zoologique, traduction de P. Regnaud, Paris, 18-4, t. II, p. 93.

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à qui ils paraissent accorder un vain honneur dans ce monde. Avant tout, mes frères, fuyez ces sacrilèges universels, évitez-les comme les poisons mortels du diable. Car Dieu a créé le Soleil et la Luue en notre faveur, pour nous être utiles, et non pour <pie nous honorions ces deux luminaires comme des divinités. A celui qui nous les a donnés, rendons grâces autant que nous le pouvons. Car Mercure fut un homme misérable, avide, cruel, impie et superbe; Vénus, une courtisane très impudique. Et ces monstrueux prodiges, je veux dire Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne, sont nés, dit-on, au temps où les fds d’Israël étaient en Egypte. S’ils sont nés en ce temps, les jours que l’on appelle de leurs noms existaient déjà alors. Et, suivant que Dieu les avait créés, ils se nommaient le premier jour, le second, le troisième, le quatrième, le cinquième et le sixième. Mais les hommes malheureux et ignorants, qui rendaient un culte par crainte plutôt que par amour à ces hommes que j’ai déjà qualifiés de très ignobles et de très impies, en raison de leur culte sacrilège, en leur honneur, ont consacré par le nom de chacun d’eux le nom de chacun des jours de la semaine, de manière à avoir fréquemment dans la bouche les noms de ceux dont ils vénéraient les sacrilèges dans leurs cœurs. Quant à nous, mes frères, nous qui sommes connus pour avoir notre espérance, non dans des hommes perdus et sacrilèges, mais dans le vrai Dieu, le Dieu vivant, nous ne devons juger aucun jour digne de porter le nom d’un des démons, nous ne devons pas observer quel jour il convient de partir en voyage, mais nous devons dédaigner de prononcer même ces noms si ignobles. Ne disons jamais le jour de Mars, le jour de Mercure, le jour de Jupiter, mais le premier jour, le second, le troisième, suivant les termes de l’Écriture. Avertissez vos familles d’employer ces nomsi.

Ce passage indique avec précision quel est le sens des vers où Avitus dit que l’humanité a ajouté aux étoiles, en les mettant au premier rang, des divinités indigèles, personnages depuis longtemps ensevelis dans la nuit infernale, dont les noms sont maintenant distribués dans l’immensité du cieD. L’évêque d’Arles est évhémériste comme l’évêque de Vienne; ils admettent, l'un et l’autre, que les dieux mythologiques sont des hommes pervers que la coupable idolâtrie de l’humanité a divinisés, et dont elle a donné les noms aux planètes.

Gésaire s'eflorce d’écarter les fidèles des superstitions astro-

I. Sermo exxx, 4 (Migiie, Palrologie, t. XXXIX, coll. 2oo4-aoo5).

■1. Voir, plus liaul, p. if>7.

I,’ VSTROI-üGlE CHEZ LES GAI.EO-KOMAINS I 7>^

logiques auxquelles l’étoile des mages pourrait donner naissance, si l'on en comprenait mal le rôle et la signification i. Dans un de ses sermons sur l’Épiphanie, il dit que cette étoile est d’uu ordre exceptionnel; elle n’a pas révélé le Christ, elle n’a fait qu’exciter les mages à le chercher :

L’étoile n’a pu leur dire de qui elle venait ou de qui elle annonçait l’excellence. C’est un astre nouveau, d’une nature particulière, qui a brillé, et qui, par un miracle nouveau, a effrayé ceux-là mêmes qui ont coutume d’observer soigneusement les astres. Jamais la naissance d’un bomme n’a été indiquée par une telle étoile, car jamais homme ne naquit tel que le Christ 2.

L’éveque orthodoxe essaie de démontrer qu’il n'y a aucune espèce de rapport entre les étoiles ordinaires qui fournissent l'horoscope astrologique, d’où l’on prétend tirer la destinée d’un enfant qui vient de naître, et cette étoile extraordinaire qui, destinée à annoncer simplement la naissance du Christ, alfranchie des lois qui règlent le mouvement des astres, a sa marche propre, précède et guide les mages jusqu’au moment où, étant parvenue au-dessus du lieu où se trouve l’enfant, elle s arrête. Les mages d’Orient, qui ont l’hahitude d’ohserver les asires et de tirer les horoscopes, ne songent pas à établir le thème de géniture du nouveau-né. Cette étoile extraordinaire ne pourrait le leur fournir : elle n'a servi qu’à les guider vers l’enfant qu'ils reconnaissent pour leur Dieu, à qui ils offrent, en l’adorant, l’or, l’encens et la mvrrhe.

Dans un sermon sur la confession des péchés, Césaire met an même rang les Manichéens, qui font la race des ténèbres responsable des péchés des hommes, et les astrologues, qui rejettent cette responsabilité sur les étoiles :

Le serpent dit à l’homme par la voix des astrologues et des Manichéens de ne pas confesser son péché. Il parle ainsi par la voix des astrologues : L’homme peut-il pécher'.' C'est la position des étoiles qui rend nécessaire que l’homme commette un péché. Donc, il prétend par la voix des astrologues que c’est l’étoile qui fait que l’homme

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