‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 145 sur 151 · I. Voir, plus haut, pp. 71, i55 cl i · texte numérisé non relu

I. Voir, plus haut, pp. 71, i55 cl i

a. Serino cxxm, i (Migne, Patrologie, t. X\MX, col. 200a).

liIHUOTHÈQl'E DES UMVEKSITÉS DU MIDI

pèche, et que l’homme ne pèche pas par lui-même. C’est ainsi qu’il tourne ses blasphèmes contre Dieu. Car le créateur des étoiles, c’est Dieu ; et, alors que l’homme ne veut pas s’accuser de ce qu’il a fait, il accuse Dieu par qui il a été créé».

Il est probable que l’astrologie a sa place dans les pompes du diable que les fidèles doivent éviter ;

Observer les augures, avoir recours aux praecantalores et aux caragii, s’enquérir auprès des sorciers, il n’y a aucun doute que tous ces actes ne se rapportent à la pompe et aux œuvres du diable

Si l’on comprend que le mot praecantalor indique l’homme qui produit des enchantements, il est permis d’hésiter sur le sens précis du mot caragius ou caragus, dont l’étymologie est inconnue et que les Addenda Lexicis Latinis de Quicherat rendent par le terme général de divinalor^. Quoi qu’il en soit, c’est un péché mortel de croire à la parole des caragii, des devins, des haruspices, à l’effîcacité des phylacteria et des auguria de toute espèce : le jeûne, la prière, les aumônes abondantes, les mortifications, la fréquentation assidue à l’église ne seront d’aucun secours au fidèle dont l’âme est souillée de telles superstitions^*. En cas de maladie du corps ou de l’âme, il suffît de courir à l’église, où l’on trouvera la guérison du corps et de l’âme. Puisque cette double guérison se trouve à l’église, pourquoi les hommes misérables se chargent-ils de maux multiples par le moyen des praecantalores, des sources, des arbres, des phylacteria diabolica, des characteres, des haruspices, des devins et des sorciers î*? Si nous ignorons les procédés de divination des caragii, nous pouvons, du moins, admettre que les phylacteria et les characteres appartiennent au domaine de l’astrologie : les phylacteria, destinés à protéger l’homme contre tous les genres de maux, sont géné-

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