‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 15 sur 151 · Ausone, édit. SchenkI, XV, vi; cf. XV I, xvii · texte numérisé non relu

Ausone, édit. SchenkI, XV, vi; cf. XV I, xvii

3. G. Jullian, Ausone et Bordeaux, Bordeaux, Gounouilhou, i8g3, p. lo.

InnLIOTHÈQUE DES UMVEnSITÉS DU MIDI

A.usonc rappelle expressément que les professeurs Paiera et Phoebiciiis étaient slirpe druidarum sali. Il ne manquerait pas de faire la même constatation à propos de son grand-père, s’il possédait le moindre indice d’une semblable origine. La pièce des Pare/dnlia consacrée à Argicius Arborius célèbre l’antiquité du nom et delà race de l’aïeul * ;elle ne fait aucune allusion aux druides qui auraient porté ce nom et illustré cette race.

Ausone ne dit pas où et comment son grand-père apprit la science des nombres célestes et des astres arbitres du destin 2. L'astrologue de Dax pratiquait sa science avec profit, mais en SC cacbant (dissimulanier) , et il ne tint pas à en transmettre les secrets à son fils Arborius : celui-ci se tourna vers la rbélorique qui procurait autant de profit et plus d’estime que l’astrologie. C’est sans aucun fondement que les Bénédictins veulent faire de ce rhéteur un astrologue : « Outre l’éloquence, — disent-ils, — Ausone loue encore en notre rhéteur l’érudition, la vivacité de l’esprit, la beauté de la mémoire, la science de l’astrologie 3. » Le poète honore à double titre, comme parent et comme rhéteur l’oncle qui avait été son professeur; mais, dans aucune de ces deux pièces, il ne parle de la science astrologique d’Aemilius Magnus Arborius : il rappelle simplement que Fonde prédit à son neveu qu’il serait la gloire de sa famille, prédiction qui devait s’inscrire au livre des destins d’Ausone : « Tu déclarais que je -serais une gloire illustre pour toi, pour mes parents. En t’exprimant ainsi, tu as dicté des paroles qui devaient être inscrites dans mes destins 5, » Ces vers des Parenlalia sont une simple allusion à la cérémonie qui se célébrait le neuvième jour après la naissance de l’enfant. On lui donnait alors le nom qu’il devait porter, on invoquait pour lui les Parques qui devaient faire son destin. Arborius, frappé des brillantes dispositions du petit élève qui lui a été

1. Ausone, édit. Schenkl, XV, vi, v. 3 : llaeduico ductum de stemmalc noincn, Comolexum mullas nobililate domus.

2. Ausone, édit. Schenkl, XV, vi, v. 17 : Ta caeli numéros et conscia sidéra Fati Callebas, studium dissimulanter agens.

3. Histoire littéraire de la France^ t. I, partie 11 : « Arbore rhéteur, » p. g8.

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