‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 20 sur 151 · V. 8. Quoique super lerrani sidéra Zodiaci · texte numérisé non relu

V. 8. Quoique super lerrani sidéra Zodiaci

Il est évident, comme Vinet le fait observer, que, des douze signes du Zodiaque, six doivent toujours être tournés vers la terre Le grammairien de Trêves était assez au courant des questions astrologiques pour deviner — avec les six pièces d’or pour aider son intelligence — ce que le rhéteur bordelais, devenu questeur, voulait lui faire comprendre.

D’autres correspondants d’Ausone, moins érudits que le grammairien de Trêves, devinent cependant ces allusions astrologiques, qui semblent appartenir à la conversation commune des honnêtes gens de l’époque. Tel est le cas de Tliéon que Corpet, dans un portrait vivement tracé, dépeint comme « une espèce de gentilhomme campagnard, retiré dans un château sauvage du Médoc, chasseur, traficant, laboureur, s’enrichissant par tous les moyens, et, malgré cela, avare et toujours criant misère; en outre, et comme cela ne coûte rien, ayant beaucoup de prétentions au bel-esprit, parlant poésie, faisant des vers ou les faisant faire par un autre, et surtout faisant bien rire à ses dépens

Ausone remercie Théon des belles huîtres qu’il a reçues de lui; mais il se plaint de leur petit nombre. Et il donne à entendre par toute une série de devinettes puériles et pédantes que son ami lui a envoyé seulement trente huîtres : il y en avait autant que forment les dix années de la guerre de Troie multipliées par trois, autant que Priam eut d’enfants, si du nombre

I. Ausone, édit. Schcnkl, Epist., XVIII, v. 5 : ...regale nomisma Philippos. — C’est une allusion à une expression bien connue d’Horace, qui s’appliquait aux pièces d’or à l’effigie de Philippe données par Alexandre au poète Choerilos, regale nomisma Philippos (Horace, Epist., H, i, v. ï34).

a. Voir Bouclié-Leclercq, L' Astrologie grecque, chap. V, La route des planète.s ou Zodiaque, p. ia/i-157. — Les anciens éditeurs d’Ausone imprimaient un petit poème. De Signis Caelestibus, description des douze signes du Zodiaque, qui n’est pas l’œuvre du poète. Peiper l’admet encore, à la fin de son édition (p. /iia-'itS), parmi les Incertorum olim cum Ausonianis édita.

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