‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 21 sur 151 · Corpet, t. H, p. 422, n · texte numérisé non relu

Corpet, t. H, p. 422, n

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total on retranche deux dizaines, « autant qu’il laut de jours a Titan pour parcourir cliacun des signes du Zodiaque, autant qu’il faut d’années à l’astre sublime de Phaenon pour parcourir

sa carrière »

En astrologie. Titan est un des noms du Soleil ^ et Phénon, ou Phaenon (‘î>a(vojv), un synonyme de la planète Saturne. D’après les astrologues, et contre toute vraisemblance, « le surnom de linsa/it (oxtvoiv), qui paraît être un euphémisme^, » ce mot, qui est bien grec, serait le nom donné par les Égyptiens à Saturne ^ En tout cas, Phaenon est un synonyme astrologique

de Saturne ; et Théon est assez érudit pour ne pas l’ignorer.

Même dans ses prières, Ausone est obsédé par le souvenir des doctrines astrologiques. En 367, le nouveau précepteur du césar Gratien vient d’arriver à la cour impériale. Au palais de Trêves, dans l’entourage de l’empereur Valentinien, tolérant et modéré, professant une large indillérence en matière de religions, mais nettement hostile aux pratiques de la magie et de l’astrologie, Ausone doit faire preuve d’un christianisme otTiciel : pour donner un échantillon de son talent poétique, il compose un poème en hexamètres. Versus Paschales^, où il chante avec les accents de la plus pure dévotion « les saintes solennités du Christ sauveur».

Onze ans plus tard, en 878, ^alentinien est mort; Gratien lui a succédé comme empereur ; Ausone exerce la préfecture dans les Gaules. Quelques jours avant les calendes de janvier, le vieux préfet apprend que son ancien élève l’a élevé au consulat. Cet honneur, depuis si longtemps désiré, et dont il commençait à désespérer à force de l’espérer toujours, excite chez le poète les explosions d’une joie sénile. Cette joie se répand en

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