‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 24 sur 151 · Bouché Lcclcrcq, L’Astrologie grecque, p. GG, 98, 43g · texte numérisé non relu

Bouché Lcclcrcq, L’Astrologie grecque, p. GG, 98, 43g

ÜIUI.10THÈ(^)UE DES L.M \ EUSITÉS DU MIDI

Home el de l'Kmpiic'. Il imporle que les mitres planèles n’aillent j)as, dans lenr marche, heurter les demeures, les penales, dit Ausone (v. 21 : Nalla taos, Gradive, ojfendat Stella penales), de la planète protectrice de Rome. Dans la langue astrologique, les penales des planètes se nomment les domiciles (ou/.oi) el désignent les stations préférées parmi celles que les ])lanèles rencontrent sur leur route, alors qu’elles cheminent au milieu des étoiles fixes Les planètes sont comme des maîtres de maison qui se sont partagé les

droits de propriété des contours du Zodiaque. On peut remarquer que, parmi les planètes, Ausone cite la Lune el ne cite pas le Soleil : l 'astrologie grecque élimine quelquefois les deux « luminaires » de la liste des planètes proprement dites, et n’en compte que cinq; mais, d’ordinaire, les clarissirna rnu/idi lamina complètent le nombre septénaire 3. On admet cinq ou sept planètes, parfois douze, ou même un nombre indéfini^; mais M. Bouché-Leclercq ne cite qu’un seul auteur astrologique, « le platonicien et chrétien auteur » anonyme du dialogue Hermippus de Aslrologia, qui, au lieu d’associer le Roi-Soleil et la Reine-Lune, mette le Soleil à part des six planètes environnantes^.

Dans une pièce qui assurément n’est pas d’Ausone, mais qui se lit dans quelques-uns de ses manuscrits et qui est, sans doute, l’œuvre de quelque versificateur de son temps el peut-être de son cercle littéraire, on trouve la liste ordinaire des sept planètes :

[En outre des grandes constellations], on en compte encore sept qui sont dites errantes : la Lune et Mercure, Vénus et le Soleil, et Mars à féclat fulgurant; puis Jupiter, dont l’astre brille par-dessus tous les astres; Saturne, enfin, plus élevé dans le ciel, plus lent que toutes les planètes 0,

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