Bouché-Leclercq, L’Astrologie grecque, p. 89, n. i
(). Ausone, edit. in usum Dclphini, u° 870, v. i3 :
Sed vaga praelerea dieunlur lumina septem,
Luna et Mereurius, Fenns ac Sol, Mars quoque fulgens.
Hic Jovis et sidus super omnia sidéra lucens.
Celsior his Saturnus, tardior omnibus astris.
Ces vers ne se trouvent pas dans les éditions critiques de Schenkl et de Peiper.
L’ASTKOLO(;ili: CHEZ LES (;ALM)-KOM UNS
.le lie sais si dans la Pi'ccdlio pi'idie Kül(*iid(is Jd/tuarûis, il ne conviendrait pas de réintégrer le Soleil à coté de la Lnne. \ inet en avait fait disparaître Mercure, qui est mentionné deux fois sous les noms d’.4/*6*U6‘ et de Cyllenius : il corrigeait Areas
en arcLis, l’arc de la Lune (tio/i Cynthia, non celer arcus, Jlnitinius terris). Pent-ctre, sons les mots non celer areas Jitdtinuis terris, se cache la vraie leçon qui désignait le Soleil.
Quoi qu’il en soit, les indications données par Ausone sur les planètes semblent conformes, en général, à 1 orthodoxie astrologique. Ptoléméc a noté que Saturne est éloigné dn Soleil, encore pins loin de la Terre ; on sait que, dans sa course lente, la planète de Saturne est celle qui marche le plus majestueusement'. « Jupiter est l’astre bienveillant et bienfaisant par nature » : il est tout naturel que les deux planètes de Jupiter et de Vénus s’avancent de concert, puisque Ptolémée les compare pour leur « caractère tempéré»^; et, quant à Mercure, on sait «les influences multiples (pi’il subit de la part des planètes voisines
La fin de la Precalio pridie Kalendas Januarias et la Precatio Kalendis Januariis tout entière ne fournissent que des lieux communs en fait d’allusions astrologiques :
O Janus, nouvelle année, fais que le Soleil dépasse l’un des tropiques, puis qu’il laisse l’autre derrière lui, que les deux tropiques subissent ainsi l’iniluence de l’astre et que les quatre changements de l’année se succèdent rapidement de trois en trois signes 5... O année, parcours tes voies accoutumées, les douze stades de ta carrière variés d’autant de signes qui se partagent également les saisons, et achève ton cours, emporté par une rotation perpétuelle •>. »
Cette phraséologie spéciale, ces allusions continuelles, qui prouvent une connaissance banale et une préoccupation mondaine des doctrines astrologiques, se retrouvent principalement dans un recueil de petits poèmes qu’Ausone a dû faire