‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 29 sur 151 · L. Ilavet, oHcr. c(7é, p. it · texte numérisé non relu

L. Ilavet, oHcr. c(7é, p. it

i,’astu()i/)Gie chez ees (;au.o-uom

« L’inli-iguc roule sur riiisloirc d’uii pol de lcrrc rempli d'or, que son légitime propriétaire se fait eulever à force de crédulité niaise et que les voleurs lui rendent par un trait de bêtise non moins tort*. ')

Au premier rang des personnages qui dirigent cette intrigue, nous remaripions, parmi les « Dramatis personae», un astrologue, Mandrogeriis magiis, que M. L. Havet appelle en français Manclrogéronle. Ce nom, que ne donnent ni les dictionnaires latins ni les dictionnaires grecs de la langue classique, se trouve employé au pluriel comme nom commun pour désigner les diseurs de bonne aventure dans la Relatio de Legalione ConslanlinopolUüna de Liudprand de Crémone. Originaire d une noble famille lombarde, l’historien Liudprand (922-972) lut envoyé en Lan 9/19 comme ambassadeur à Constantinople: dans le récit de son voyage diplomatique, satire spirituelle et malveillante de la cour byzantine, l’auteur, qui connaît fort bien le Querokis, parle des « obolariae mulieres et mandiogerontes » q les courtisanes que l’on possède à bas prix et les charlatans qui tirent l’horoscope pour une obole. Le nom de Mandrogerus doit venir de la mandragore femelle [[j.x'/opxyopxz), vulgairement nommée Mcd/i de gloire ou Herbe aux magiciens . On sait le rôle qui a été joué dans les pratiques superstitieuses de tous les temps par les racines pivotantes de cette plante, souvent bifurquée de manière à représenter grossièrement la forme de deux cuisses, d’où ces noms bien connus dans le langage de la sorcellerie : àv0p(i)"oy.cp9:v, honmnculuSy semihorno.

L’argument de la pièce nous prévient, d’ailleurs, que le fourbe qui se fait appeler Mandrogerus n’est pas un véritable astrologue, mais un simple parasite, qui se prétend magicien, paraHtiis niagus^. Afin de mieux tromper Querolus, il se donne

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