Pline, A^ //., XXIV, i.xii
5. Pline, N. II., XXIX, xii, 2 : lit est magurum sollerlia uccultandis J'raudibus sagax.
6. Pline, N. Il-, XXX, iv, 1 : Gallias utique [maf^ice] possedit et quidem ad nostram memoriam. Namque Tiberii Caesaris principatus sustulit druidas eorum et hoc genus vatum medicor unique.
conclut que les druides étaient des magiciens, et même — ce que Pline ne dit pas ~ des astrologues : « Cam vero Plinms hoc loco druidas vates medicosque, alibi inagos aliterve appellat, oslendil eos non nisi magos fuisse qui ex magice el astrologia üliisque studiis tnedicinain exercevenl . »
Mais Pline l’Ancien est, à notre connaissance, le seul auteur qui atrirme que Tibère prit des mesures de rigueur contre les druides : cet empereur, d’après Suétone*, interdit les superstitions d’Égypte et de Judée et expulsa les mathématiciens.
On sait qu’au temps de Suétone, inathemalicus est le synonyme d’astrologues. — Ce que dit l’auteur de la V7e de Tibère est confirmé par Tacite ; les Annales rapportent que des sénatusconsultes expulsèrent d’Italie, en 1 an i6, les astrologues et les magiciens 3, et, en l’an 19, les fidèles des rites judaïques et égyptiens^'. Ces sénatus-consultes n’intéressaient en rien les druides qui ne pratiquaient ni la magie ni 1 astrologie, et qu il n’y avait pas à expulser de Rome, comme les Juifs et les Égyptiens, puisqu’ils célébraient les mystères de leur culte dans les forêts de la Gaule.
C’est seulement vers l’an /ji 5 que le druidisme, interdit aux citoyens romains dès le temps d’Auguste, fut persécuté par Claude dans les Gaules mêmes. Les druides n’étaient pas accusés d’astrologie ou de magie ; ce sont les pratiques barbares (dira immanilas) de leurs sacrifices humains, déjà condamnés par Cicéron G, que l’empereur Claude prétendait abolir".
César avait déjà interdit ces sacrifices dont les druides étaient
1. Suétone, Tibère, x\xvi ; Externas caerimonias, Aegyptios Jadaieosque ritus compescuit... Expulit el mathernaticos.
2. Aulu-Gellc, N. A., 1, ix, 6 : Vulgas autem qaos gentilieio vocabulo ChMsco^ dicere oportet, malhcmalicos dicit.
3. Tacite, Annal., II, xxxn : Facta el de mathematicis magisque Italia pellendis senatas consulta.
t\. Tacite, Annal., Il, lxxxv : Actum est de sacris Aegypliis Jadaicisque pellendis, factumque patrum consullum.