‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 32 sur 151 · L. Havet, ouvr. cité, p. a5i. Act. H, sc. iii, v. ,'t · texte numérisé non relu

L. Havet, ouvr. cité, p. a5i. Act. H, sc. iii, v. ,'t

Arpyae, capripedes, furiae, noclivagae, simiae,

Hirquicomantes, ululae, nocturnae striges.

'4. L. Havet, ouvr. cité, p. a,'i8 et suiv. \cl. H, sc. iii :

V. aS.Syc. Illosne milii, quaeso, tu loqueris, numeris qui totum rotant,

Planelas? — Mand. — Ipsos, ncr visu faciles, nec dicta aJJ'aUles :

niBt.lOTllÈQUE DES UNIVEUSITÉS DU MIDI

Klinkhamer' a prétendu trouver dans tout ce passage des allusions satiriques au gouvernement de l’Empire : les planètes seraient les principaux magistrats qui exilent certains citoyens, frappent à leur gré les riches de nombreux impôts, exigent des droits des entreprises maritimes, font passer le produit de la moisson d’une contrée dans une autre, établissentdes tributs tantôt de vin, tantôt de blé, mettent à mort ou élèvent aux plus hautes dignités les gens qu’il leur plaît. — 11 est beaucoup plus simple d’admettre que Mandrogéronte débite une espèce de boniment où il énumère tous les pouvoirs que le vulgaire attribuait aux planètes.

L’astrologie classique reconnaît que l’influence des planètes produit les tempêtes qui bouleversent la mer, et les orages qui détruisent les récoltes la «descente ou chute des âmes» 3, l’habitation des âmes des hommes, après la mort, dans les étoiles sont des dogmes astrologiques ou des croyances populaires d’origine astrologique. D’autre part, la magie et l’astrologie se sont assez vite confondues dans les superstitions vulgaires. « Les adaptateurs avaient fait du tout un véritable chaos 5. » Il est exact que les planètes s’attaquent aux moissons par des tempêtes effroyables (diris tempes tatibiis), mais il est inexact qu’elles aient, comme le prétend Mandrogéronte, le

Atomos in orbe volviint, slellas namerant, inariaque aestimant,

Mulare sola non possunt sua.

V. 3i. Messes hac transferunt alqiie illac diris teinpestatibas.

V. 33. Istis licet species reruin omnium atque formas vertere un libuerit : sed quoi gradibus et transfusionibus !

Aliad jubent ex alio; triticum

Ex vino subito Jîeri videas, vi'ium ex Iritico; hordei Jam /lava seges facile efficitur ex quovis titulo et nominc.

Morlales vero addere animas sivc inferis nullus labor Sive superis.

1. Querolus... recensuil et illiistravit S. G. Klinkhamer, Amstelodami, 1829. — Notes des pages 95 et suiv. : Accuralius inspicienti apparebit auclorem obliqua oratione Impcratorum aulicos, praecipuos magislratus ac sacerdoles teligisse... — Pianetas. Intelligit autem, opinor, praesides provinciarum aliosque magislratus... — Atomos. Nec ignorabalur praesides ac praclores saepe plebcios homines ex alio loco in alium pro lubitu transponere.. , — Stellas. Cives diliorcs recensent e quorum bonis laboranti fisco succurratur... — Maria. Magislratus compulant qiiid ex vecligalibus maritimis percipi possit... — Messes. 'Romani praefecti, ae/rc ferenlibus incolis, f rament um ex alia regione in aliam transporlari curabanl... — Triticum. Polerat viniim quod ex alia regione afferebaltir cum alterius loci frumento commulari... — Inferis. Hominem vel necarc vel in summas dignilates evehere.

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