Houclié-Lcclcrcq, L’ Astrologie grecque, p
i/aSTKOLOGIK cilli/. LES GALLO-ROMAINS ^7
pouvoir de les l'aire passer d'uii lieu dans un autre (messes hac Iransferunt alque illac). C’est à 1 incantation magique (canlus) qu’il appartient de transporter les fruits de la terre d’un champ dans un autre*. La production spontanée d’une moisson et la métamorphose du blé en vin et du vin en hle sont aussi des prodiges (pii appartiennent au domaine de la magie. Le pre Icndu malheinalicas confond l’aslrologie et la magie; et il est probable qu’à sou époipie la meme confusion dominait 1 esprit superstitieux de la foule.
Après avoir disserté sur les planètes, Mandrogéronte s occupe de tirer l’horoscope de Querolus. A propos des termes techniques employés dans cet horoscope, M. llavet exprime une hésitation ; «Je ne puis dire si les paroles de Mandrogeronte auraient oflert un sens à un astrologue, ou bien si c est un grimoire de fantaisie, comme les explications astronomiques données par Sganarelle à Céronlc^ » Voici les paroles que prononce le fourbes ;
Mand. — (Hie déclarons-nous^' pour ce qui est de l’heurei»
Syc. — Entre la sixième et la septième heures.
1. Virgile, Églofjue VIII, v. 99 : A tq ne salas alio vidi traducere messes. — TibuIIe, VIII, V. 19 : Canlus vicinis f rages Iraducil ab agris..
2. L. llavet, ouvr. cilé, Additions et corrections, p. vu, n. i.