L. Havel, ouvr. cilé, p. 261 et suiv. Act. II, sc. iii
V. i5o. Mand. Quid liorae nuncupamus? — Syc. Inler sexlani el seplimain.
Mand. Nihil fefellil, de clepsydra respondisse hominem pules.
Hem! Quid igilur? Mars Irigonus, Saltirnus Venerein respicil,
Juppiler quadralus esl, Mercurius huic iralus est,
Sol rolundus, Lima in saltu esl : collcgi omnem jam luam Genesim, Querole. Mala forluna te preinit.
V. )83. Mand. Nescis, Querole, fatum ac decretum momenlis régi?
Quer. Quid igilur? — Mand. Ilora esl istaec ; synaslria
.Milii placel. Nisi jam nunc aliquid geritur, frustra hue venimus.
M. llavet traduit ainsi les vers i52-i5.'i : 0 Hum! voyons: Mars en triangle, Saturne regarde Vénus, Jupiter en carré, Alercure fâché contre Jupiter, le Soleil rond, la Lune en danse. » Dans les Additions et corrections (p. vu), le traducteur corrige « la Lune saule», et explique : « Terme de comput. Le cycle de dix-neuf ans a des années de douze lunaisons (de 29 ou 3o jours chacune), des années qui ont, en outre, une treizième lunaison do 3o jours, et une année, la dernicro, dont la treizième lunaison n’est que de 29 jours. A la fin de celle-ci, le vingt-neuvième jour de la treizième lunaison, au lieu d’être suivi, comme d’ordinaire, d’un trentième jour, est suivi, par exception, d’un premier jour de lunaison. C’est cette anomalie qui constitue le saut de la Lune. » — Au vers i8â, M. llavet traduit : « H y a une constellation favorable qui me plaît tout à fait. »
4. Nuncupare (nomen, cupare), terme de la langue juridique et religieuse, désigne la prononciation solennelle de formules judiciaires ou rituelles. — Ilora doit indiquer Vhora nalalis (cf. Horace, Odes, H, xvii, v. 19, etc.). Pour dresser et interpréter le thème degénilure d’une personne, il faut connaître l’heure natale de cette personne.
5. La leçon des manuscrits est inter sexlani et lerliam. L. llavet corrige inter sextam et septimam d’après Klinkhamcr, qui se fonde sur un passage du Ludiis de morte Claudii
UlItLlOTHÈoi E DES l mvehsités de midi
Mand. — 11 n’y a jias d’erreur ; ou croirait que cel homme répond après avoir consulté la clepsydre. Hum! Qu’est-ce donc? Voici Mars dans le trigone; Saturne regarde Vénus; Jupiter est dans l’aspect quadrat; Mercure est irrité contre lui, le Soleil est rond, la Lune est en exaltation. Voilà, Querolus; j’ai rassemblé tous les éléments de ton thème de géniture. La mauvaise fortune t’accable...
Après avoir établi sa science en disant à sa dupe le nom de ses esclaves et en lui faisant la description de sa maison, il lui persuade d’exécuter une cérémonie mystérieuse qui mettra fin à tous ses maux. Mais le temps presse, il faut se hâter. L’astrologue conclut :
Mand. — Ne sais-tu pas, Querolus, que les destinées sont régies par le moment?
Qaer. — Quoi donc?
Mand. — Voici l’heure. La synastrie me plaît tout à fait. Si nous n’agissons pas immédiatement, c’est en vain que nous sommes venus ici.
Assurément, tous les termes dont Mandrogéronte fait usage appartiennent au vocabulaire de la science où il prétend être passé maître; les astrologues s’accordent à reconnaître que l’association des signes trois par trois, en triangle, ce qu’on appelle l’aspect trigone, est la figure efficace et bienfaisante par excellence *, et que, par contre, le tétragone ou aspect quadrat est une association antipathique et défavorable^; ils admettent les sympathies et les antipathies mutuelles des planètes ^ ; ils entendent par ou exaltation d’une planète le
signe et même le degré précis du signe où la planète acquiert ou commence à acquérir son maximum de puissance Mais
(II, 2) de Sénèque : Iloram non possum cerlam tihi dicere: facilias inter philosophos quain inter horologia convenit. Tamen inter sextanx et septimain erat. — Querolus doit s’étonner d’entendre Sycophan te répondre à la question de l’astrologue et de voir son hora natalis si bien connue de ce personnage. Il me semblerait plus naturel d’attribuer, comme le fait Klinkhamer, les paroles de Sycophante à Mandrogéronte : Ita meditatione videlicet confirmatus edit jam istud saum responsum. Querolus, émerveillé de l’aride l’astrologue, dirait à son tour : H n’y a pas d’erreur, etc.