‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 38 sur 151 · L. Havet, ouvr. cité, p. 3oo. Act. V, sc. ii, v. i · texte numérisé non relu

L. Havet, ouvr. cité, p. 3oo. Act. V, sc. ii, v. i

O sceleratum hominem, sese mathematicum qui dicerct.'

Gi

i/aSTUOLÜGIE chez les GALLÜ-UOMAINS

Et, donnant le coup de giàee au charlatan qu il a suffisamment rendu ridicule, Arbiter ajoute .

Ouerolus, je te connais pour un homme qui a toujours été humain et miséricordieux. Tu ne laisseras pas partir un homme si distingué; il est capable d’accomplir plus d’une fonction. Tu as à ta disposition un magicien, un astrologue. Seulement — et c’est l’essentiel — il est incapable de commettre un vol ' .

Querolus consent à admettre Mandrogéronte dans sa maison, à litre de parasite. L’astrologue de rencontre celte manière d aslrologus de circo dont il était parle dans le De Divuicilio/ie

est donc bafoué par la comédie gallo-romaine, comme

l’était par la conioedki logalci d ,\franius intitulée Augui « un de ces charlatans qui trafiquaient grossièrement des secrets de l’avenir et que l’histoire, aussi bien que la satire, nous représente comme ayant élu domicile, malgré les lois, dans le Cirque, au Forum et par la comoedia palliala de Naevius, intitulée Hariolus, un de ces sorciers ignorants qui prétendaient, suivant la méthode des haruspices, deviner l’avenir d’après l’examen des entrailles des victimes A Dans le De Agri culUira, qui abonde en prescriptions magiques^, le vieux Caton ordonnait à son fermier de se garder d’entretenir un parasite et de consulter un hariolufs, un augure ou un astrologue-^. Les contemporains de Aaevius et d’Afranius, qui croyaient à l’haruspicine officielle et qui vénéraient les Augures publici populi Romani Quirilium, dont le collège était le plus ancien des collèges sacerdotaux, s’amusaient de voir sur le théâtre, livrés à la risée de la foule, les harioli qui donnaient leurs consultations sur la place publique, et les charlatans qui,

Page 1