I. L. llavet, ouvr. cité, p. .'îig. Act. V, sc. ni, v. i6i
Ilem, Qiierole! hamanum fuisse ac misericordem te scio Semper : hominem tam elegantem abire ne permiseris. l\'on unius officii homo est : magum mathematicunique ta Ilic habes : tantum, quod priniam est, furtum facere non potest.
a. Palin, Études sur la Poésie latine, t. H, p. 3ig.
.3. Le mot hariolus, comme le mot haruspex, vient du primitif haru, entrailles. Le verbe hariolor signifie, d’ordinaire, déraisonner. — Pour la comédie de Naevius intitulée Hariolus, voir D. de Moor, Cn. iS'évius, Tournai, 1877, p. 5/i-55.
,'i. R. Ileim, Incantamcnta magica Graeca Lalina, Lipsiae, 189a, n“ aoi, etc.
Cato, De Agri cultura, I, v, '1 ; Parasilum ne queni habeat. Haruspieem, harioliint, Clnldaeum ne quem consuluisse velit. — On sait (pie, chez les Romains, Clialdaeiis est synonyme d’astrologue. — Voir Bouché-Lcclercq, L’Astrologie grecque, p. 545-5'i6.
miil.lOTutQUE UES E-MVEUSITÉS Dl MlUl
n’ayanl pas le droit de porter le liluiis et de revêtir la Irabea, se paraient du nom d’augures.
C’était un grand amusement pour les lettrés gallo-romains, épris de science astrologique, qui avaient approfondi le Liber Eclogarani d’Ausone, qui j)eut-être y avaient collaboré, d’as sister, dans une représentation théâtrale intime, aux mésaventures d’un fourbe qui se prétendait astrologue et qui était enfin admis, à titre de parasite, dans l’intimité d’un imbécile, ignorant des recommandations du vieux Caton : l’auteur du De Agri cullava n’aurait jamais accepté counna villicus le ridicule Querolus qui prend pour parasite un mauvais astrologue de carrefour.
Paulin de Noie et l’astrologie.
La comédie gallo-romaine du commencement du v* siècle, œuvre de lettré composée pour des lettrés, tourne en ridicule la prétendue astrologie d’un charlatan. Mais l’Église catholique ne croit pas encore nécessaire de lancer ses malédictions contre une science qui n’est guère que l’amusement érudit des gens du monde.
Nous trouvons assez peu d’allusions à l’astrologie dans ce qui nous reste des œuvres de Paulin de Noie.
Pontius Meropius Anicius Paulinus était né à Bordeaux en 353. Après avoir occupé de hautes fonctions publiques, il se laissa gagner par le mouvement qui entraînait à la vie ecclésiastique les hommes les plus distingués de son temps; malgré l’opposition de ses parents et le chagrin éloquent d’Ausonc, qui était resté son ami après avoir été son maître, il se retira en Espagne, vers 3go, puis à Noie, en Campanie, ville dont il devint évêque en 4oq, et où il mourut en 43 1. Nous ne connaissons à peu près rien des ouvrages que Paulin écrivit avant sa conversion. Tout ce que nous possédons de lui, en prose ou en vers, a été écrit par le prêtre ou par l’évêque.
En Tan Sqg', Paulin adressait une longue lettre à «son
I. l)alc donnée par Souiry, Études historiques sur la vie et les écrits de saint Paulin, évêque de i\ole, Hordcaiix, iSô.H, t. I, p. 33o.
1,’aSTROLOGIE CllE/, LES GALLO-UOM.U-NS
frère Jovius » Jovius n’était pas le frère, mais le parent du futur évêque de Nole\ C’était un Gallo-Romain, instruit dans les lettres greeques et latines 3, auteur renommé de poèmes historiques S et, d’autre part, haut fonctionnaire, percepteur des impôts publics, enrichi, comme tous les publicains, par le facile exercice d’une fonction très lucrative^. Jovius ne professait pas de sentiments hostiles au christianisme; loin de là, il avait embrassé la foi chrétienne. Mais, philosophe, homme du monde, il adoptait les doctrines astrologiques, à l’exemple des lettrés de son temps. C’est pourquoi, dans la lettre que Paulin écrit à son parent pour lui démontrer le bienfaisant pouvoir de la divine Providence, il insiste particulièrement sur les erreurs de l’astrologie : c’est une croyance impie d’attribuer aux astres une puissance dont on prétend faire la rivale de la puissance divine'*; c’est une pratique impie d’adresser un culte aux astres, aussi bien qu’à l’eau, au feu, aux éléments et a la matière en geneial .
D’où, penscs-tu, cette si grande perversité d’orgueil ou de faiblesse d’esprit s’est-elle enracinée clans l’àme des misérables mortels, cpie, refusant d’adresser leur culte à Dieu, ils se fassent les serNiteurs des démons et des éléments qui lui sont soumis, ils vénèrent l’eau, le feu, les astres, les arbres, des simulacres, ce qui est l’outrage le plus impie à la majesté divine '7?
1. s. Ponlii Meropii Paulini Nolani Opero (Palrolo"ic de Vienne), ex recensionc Guilelmi de Hartel, Vindobonae, iSg'i, vol. XXIX. Pars I, Epislulae, xvi, p. iiîi-na,
Jovio fratri Paulinus salutem. ^
2. Paulini... Opéra (Patrologie de Vienne)..., vol. XXX. Pars 11, Connina, xxii, v. i03 .
Et quem cognaluin junclum mihi foedere laetor.