I. Carmen xxvi, v. a4G
Posce, precor, placidum nostris accedere Christuni Partibus; ipse tuas Deus est, quo fortis lesus • Slare suis jussit Salem Lunamque triumphis,
Et tihi mm Dominas Romani prospéra regni Adnuerit, famiilis elenientis praecipe, Félix,
Ad nostrum servire bomim; procédai et astris Stantibus aucla dies; stet Sol tibi Lunaque concors Haereal, obfixo saspendens sidéra cursu Dum Romana suum copiât Victoria finem.
•J. Pour les rapports de Paulin et d’Augustin, voir Buse, ouvr. cité (traduction Dancoisnc), première partie, chap. x, p. a 49-368. — F. Lagrange, Histoire de saint Paulin de Noie, Paris, 1877, chap. xi, p. 3/19-273.
3. Sancti Aurelii Augustin! De Civitate Del (édit. B. Dombart, Teubner, vol. 11), XXI, vm : Quid ita dispositum est ah auctorc naturaef caeli et terme, quem ad modum cursus ordinalissimus siderum? Quid tam ratis legibiis fixisque Jîrmatum?... Nos autem in divinis libris legimus etiam Salem ipsum et stelisse, cum hoc a Domino Deo petivisset vir sanctus Jésus Nave, donec coeptum proelium Victoria terminaref, et rctrorsum redisse, ut régi Ezechiae quindecim anni ad vivendum additi hoc eliam prodigio promissioni Dei significarentur adjuncto.
lUBLIOTHEQLE DES E.M\EUSITÉS DU MIDI
sur l’ordre du propliète rassurant Ézéchias (il aurait pu ajouter : et le jour où il s’arrêta sur l’ordre de Josué), et il leur demande ce qu’ils taisaient alors'. »
Dans \ Episliila xxxviii, adressée à Aper^, Paulin exhorte son correspondant, homme riche et avocat éloquent, à acquérir la pertection chrétienne et à dédaigner les avantages du monde. Il ne parle ni des Ghaldéens, ni du prophète qui rassure Ézéchias. Par contre, dans le Carmen xxii, il rappelle aussi bien le jour où le Soleil s’arrêta sur l’ordre de Josué que celui où il rétrograda sur la prière du prophète Ésaïe. Mais il semble difficile de trouver des essais de sarcasme dans le poème grave et austère adressé à Jovius. Paulin interpelle Platon, Aratus et Manéthon ; je ne vois aucun passage où il « s’égaie d’une façon bien imprudente aux dépens des Chaldéens », dont il ne dit pas un mot.
Abstraction faite de la lettre et du poème adressés à Jovius, et du Carmen xxai, on ne trouve dans le reste de l'œuvre de Paulin que de très vagues allusions astrologiques.
Il suffira de citer le Carmen xix^, où l’on voit un catastérismc orthodoxe remplacer la croyance païenne aux génies protecteurs : le genius loci^ devient la slella loci. C’est ainsi que saint Félix, après sa mort, est l’étoile protectrice de la ville de Nole&. Paulin veut-il dire que l’ame du saint a passé dans une étoile ? Je ne crois pas qu’il convienne d’attribuer un sens strict à l’expression plutôt poétique de l’auteur du Carmen nalaliciiim.