Vita S. Martini, xix
de contusions.. Il guérit lui -même d’un mal d’yeux très violent Paulin le futur évêque de Noie». Il connaît 1 avenir . il fait aux grands de la terre des prédictions qui se realisen .
Il converse avec les anges; par le signe de la croix P®' secours de la prière, il triomphe du diable, qui, pour le seduiij, emploie mille artifices et se présente à lui sous la forme e Jupiter, de Mercure, de Vénus ou de Minerve ; il confond les auteurs de prétendus miracles elles faux prophètes^.
En somme, l’évêque de Tours est un thaumaturge devin et magicien; en aucune occasion, il ne se montre astrologue.
Il s’attache à détruire les superstitions païennes des paysans gaulois»; il fait démolir leurs temples et abattre leurs arbres sacrés qui sont dédiés au démon’ : ces pa’iens n’ont jamais recours aux pratiques de l’astrologie pour lutter contre le saint. Le diable, les faux prophètes, les magiciens, auteurs de prodiges, lâchent de le tromper ou de le vaincre; il n’a jamais
aftaire aux maihematici et aux Chaldaei.
Dans ses Dialogues, Sulpice Sévère s’occupe encore des miracles de saint Martin. Il en fait ressortir la valeur bienfaisante par rapport aux prodiges sans eftét salutaire que provoquent les ermites de la Thébaïde. L’occasion des Dialogues est amenée par l’arrivée inattendue de Postumianus, qui était depuis longtemps en Égypte et que l’influence d’un songe a attiré vers son ami Sévère». Celui-ci ne s’étonne en rien de ce pouvoir merveilleux des songes. Postumianus raconte longuement les relations merveilleuses qui existent entre les anachorètes et les bêles féroces du désert : l’un d’eux nourrit de dattes qu’il lui présente dans sa main un lion qu’il congédie ensuite sans diffîculté'J; un autre donne quotidiennement à une louve les restes de son repas; un jour, la bête vole un pain et le remords
I, Vita S. Martini, \i\, 4-5.
a. Vita S. Martini, xix, 3.