Migne, Patrol.. t. XIII, col. 1097-1 n
7^ BIBLIOTHÈQUE DES UNIVERSITÉS DU MIDI
d indiquer aux hommes les révolutions de l’année i. Pour fixer la date de la fete de Pâques, qui, dans l’ancien calendrier, antérieur à la réforme grégorienne, dépend de Page de la lune au 2 2 mars, 1 auteur de VExpositum de die Paschae explique qu’il faut rechercher le jour précis où la lune fut créée au commencement du monde; il ajoute que l’on ne doit voir autre chose dans 1 organisation de l’Univers que des preuves de 1 admirable puissance divine On ne relève dans les calculs plus QU moins savants d Hilarianus aucun indice de préoccupations astrologiques.
Ausoiie pouvait s’amuser à rédiger un manuel versifié de toutes les superstitions astrologiques en honneur dans la société gallo-romaine ; la comédie de salon composée pour des lettrés par 1 auteur du Querolus pouvait tourner en ridicule la prétendue science astrologique d’un charlatan : à la fin du iv“ siècle et au commencement du v% il n’est fait aucune allusion aux pratiques chaldéennes, distraction érudite des gens du monde, dans les ouvrages d’édification ou simplement dans les abrégés d’histoire écrits par des Gallo-Romains, gens d’église ou, tout au moins, chrétiens convaincus. 11 semblerait même que ces pratiques superstitieuses sont inconnues aux classes populaires.
Nous connaissons une idylle bucoliqüe, Carmen de morlibus boum composée en strophes asclépiades par le rhéteur gaulois Severus Sanctus Endelechius, chrétien et ami de Paulin de Noie A Ce petit poème met en scène deux paysans païens, un bouvier et un chevrier. Le bouvier est en proie à une profonde tristesse ; il est durement éprouvé par l’épizootie bovine qui exerça ses ravages en 4og dans une grande partie de l’Europe, passant de la Pannonie et de l’Illyrie, en dernier
!. De Duralione, iii (Migne, PalroL, t. Xlll, col. 1099) : ...caehim cum ornamentis suis, id est solem et liinani et stellas, propler vices et signa lemporuni, lace radiantes.
2. De die Paschae, I (Migne, PatroL, l. XIII, col. 1107) : Ad originein mundi certa ratione ire compellimur ; ut diem inqun luininaria facta suntvel qualein mnndo Deus fecerit lunam cognnscere possimus, licel in constructione mundi non aliud credendum est nisi quia Deus omnipotens oinnia aequalia, plena perfectaque constituit.