I. De Morlibus boum, w io5-iia
De Morlibus boum, v. i3i :
Signiim prosit idem perpete saeculo Quo vis mnrbidn vincitur.
7^ BIBLIOTHÈQUE DES UNIVERSITÉS DU MIDI
sujets à caution. En réalité, au temps où Severus Sanctus Endelechius versifiait son idylle, les populations rurales des Gaules étaient adonnées à toutes les superstitions et avaient recours à beaucoup d’autres panacées que le signe de la croix.
Nous trouvons bon nombre de ces panacées dans un traité en trente-six chapitres, dont fauteur, Marcellus » , peut, sans invraisemblance, être mis au nombre des écrivains galloromains. On désigne fauteur du De Mcdicame/itis sous le nom de « Marcellus Burdegalensis », parce que, dans fépître dédicatoire adressée à ses fils, il cite le médecin Julius Ausonius parmi les auteurs, ses prédécesseurs et ses concitoyens dont il a scruté les ouvrages ^ ; il n’était pas médecin de profession ; il s’intitule lui-même « Marcellus vir inluster ex magistro offîciorum Theodosii sen. ». Ce Marcellus est donc, sans doute, le magister offîciorum de fan 3g5 et, puisqu’il fait allusion à Théodose l’Ancien, dont il a été le chancelier, c’est sous Théodose II, après fan 4o8, qu’il écrivit son traité.
Les Bénédictins jugent que le De Medicamenlis est une œuvre « peu estimable... On remarque avec beaucoup de fondement que la plupart des remèdes recueillis par cet auteur sont autant de superstitions... Il est surprenant de ce que Marcel étant chrétien, comme nous l’avons montré, et qu’il paroit par quelques endroits de son ouvrage^, il se soit amusé à nous débiter des choses aussi vaines et ridicules dont les païens même se riraient... Que l’on se souvienne de ce que nous avons dit de la médecine en usage chez nos anciens Druides ; et, en lisant les secrets de Marcel, on conviendra que la plupart n’ont point d’autre origine »
Marcellus ne fait d’ailleurs lui-même aucune difficulté de reconnaître que beaucoup des recettes du manuel populaire
I. Marcclli De Medicamenlis liber; cdidit G. Uelmreich, Leipzig, Teubner, 1889.
3. De Medic., édit. Helm., p. i, s : ...cives ac majores nostri Siburius, Eutropius atque Ausonius... scrutatus sum. — On u’a aucun renseignement sur les médecins gallo-romains Siburius et Eutropius.