Code Théodosien, VI, xxix, 8; XVI, v
4, Cf. De Medic., S.XI, 2 (édit. H., p. 220): ...in nomine Dei Sahaoth; xxiii, 39 (édit. H., p. 236): ...spina alla qua Christus coronalus est; xxv, i3 (édit. 11., p. 2.48): ...m nomine Cliristi.
B. Histoire littéraire de la France, t. Il, p. 62.
l’astrologie chez les gallo-romains /J
de médecine qu’il a compose en bon chrétien pour rutilite des malades, surtout des pauvres, sont empruntées aux renseignements fournis par des plébéiens et des paysans qui en ont
éprouvé les bons ellels
Ausone cite parmi les professeurs de Bordeaux un Marcellus, fds de Marcellus, qui était originaire de Narbonne, et qui fut Tun des plus médiocres gvanunalici de l’école bordelaises Le fils de ce grammairien de peu de mérite, nommé Marcellus comme son père et son grand-père 3, peut parfaitement être devenu magister offidorum, comme le fils du médecin Ausonius, que l’auteur du De Medicanientis met au nombre de ses cives ac majores, était devenu consul et l’un des principaux personnages de l’Empire. Nous ignorons si, une fois admis k la retraite, l’ancien cbancelier de Tbéodose put, ainsi que le souhaitait le poète de la Moselle, terminer ses jours à Bordeaux, le nid de sa vieillesse'*. Nous sommes cependant en droit de le supposer, puisque c’est apparemment k l’usage des pauvres gens des Gaules que l’auteur du De Medicanientis donne le nom celtique ^ des plantes médicinales dont il vante les vertus k ses lecteurs. Les agrestes et les plebeii auxquels Marcellus doit une bonne partie de ses remèdes empiriques sont, sans doute, des paysans et des plébéiens gallo-romains, et le Liber, œuvre d’un amateur qui ne s’occupe pas de médecine astrologique G, doit nous donner des documents précieux sur les superstitions populaires qui inventaient et accréditaient les remèdes de bonne femme auxquels les basses classes de la
I. De Medic., édit. H., p. i, 2 : Eliain ah agreslibus cl plebeis remedia fortuUa atqiie simplicia, quae experimenlis probaverant, didici.
■>. Ausone, édit. Schcnkl. XVI, xix, v. i :
:Yec le Marcello geniluin, Marcelle, silebo:
[nier grammalicos praetenuis menu.
3. Le père du poêle D. Magnus Auxonius se nomme Julius Ausonius; sou lils (Ausone, édit. Schenkl, XX, xn, v. 1-2) se nomme également Ausonius.
Ausone, édit. Schenkl, XMll, v. üg :
Burdigalam in patriain... niduinque senectae.
f). Cf. E. Meyer, Gcsch. der Botanik, Koenigsberg, i854-t857, vol. 11, p. 3o5-3i5.
(i. Sur la médecine astrologique, voir Bouché-Lcclcrcq, L'Astrologie grecque,
chap. X.
BinUOTHÈQUE DES UNIVERSITÉS DU MIDI
société accordaient une aveugle confiance vers le commencement du V siècle.
Dans cette foule de recettes simples ou compliquées, presque toutes ridicules et fondées sur un merveilleux digne de la plus vulgaire sorcellerie, destinées à guérir les maladies de toutes les parties du corps depuis les cheveüx jusqu’à la plante des pieds, il en est peu qui se réclament de fastrologiq proprement dite. Sans doute, comme le font encore aujourd’hui les sorciers de village, les auteurs de formules recueillies par Marcellus attribuent une grande importance aux époques de la lune et aux jours de la semaine.
On sait que la lune a toujours passé pour avoir une action immédiate sur le corps humain'. Marcellus subordonne l’inlluence des jours de la semaine à celle des époques de la lune.
Qu’il s’agisse de guérir la migraine % un écoulement d’humeurs ou la sciatique, — et, en ce cas, Marcellus recommande un admirable remède qui a fait le plus grand bien au médecin Julius Ausonius lui-même — peu importe que le traitement commence le jour de Jupiter, de Mars ou de Saturne : c’est de l’époque de la lune qu’il convient de s’inquiéter. *
Il faut tenir compte des jours où se produisent les grandes marées de nouvelle et de pleine lune (malina)^^ et de ceux où, au temps du premier et surtout du dernier quartier de la lune, il y a morte eau (liduna)^.