‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 65 sur 151 · Rutilius, I, V · texte numérisé non relu

Rutilius, I, V

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et celle de Cyrnos et à l’odieux Stilicon, ce traître qui a livré les secrets de l’Empire et fait brûler les livres sibyllins où étaient contenus les oracles protecteurs de Rome 3.

Rutilius, «païen fervent, patriote exalté'^,» est, en même temps, un sage stoïcien, dit M. Vessereau, qui voit une preuve de son stoïcisme « dans le grand rôle que jouent les constellations chez le poète » On sait que les stoïciens ont été, suivant l’expression de M. Bouché-Leclercq, « les collaborateurs des astrologues^, » qu’ils ont vu dans les astres des divinités vivantes et agissantes. Rutilius, semble-t-il, reproduit simplement des senlenliae bien connues, souvent dans les termes mêmes dont les poètes, ses prédécesseurs, avaient usé, quand il parle de l’existence immortelle des astres : « Les astres qui poursuivent sans relâche leurs éternelles révolutions n’ont jamais vu Empire plus beau que l’Empire romain 'j... Le ciel s’enrichit après avoir subi des pertes. Les feux des astres préparent leur lever parleur coucher; tu vois la lune terminer sa course pour la recommencer'^. » Horace avait déjà exprimé le vœu que le Soleil, astre toujours le même et toujours nouveau, pût ne jamais rien contempler de plus grand que RomeS; il avait rappelé que la Lune, dans son cours rapide, ne cesse de réparer ses pertes^.

C’était une opinion généralement admise par toutes les

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