‹ L'Astrologie chez les Gallo-RomainsChapitre 73 sur 151 · Palladius, III, xxv · texte numérisé non relu

Palladius, III, xxv

l’astrologie chez les gallo-romains 97

decresceiite luna, les champs après le troisième labour et les planches des jardins (spatia horlorurn) qui seront ensemences au printemps suivant'. U est nécessaire que cette fumaison se fasse quand la lune décroît pour empêcher les mauvaises herbes de pousser dans les champs et dans les jardins (cpiae res si servelar, herhis officiel). Cette précaution prise en septembre, on pourra, en février, fumer les prairies, luna crescenle, ce qui favorisera la croissance des herbes utiles; quant aux arbres fruitiers, il faut leur donner le fumier, luna decrescenle, pour empêcher les mauvaises herbes de grandir

autour d’eux.

En certains cas, Palladius semble considérer la lune comme une personnalité divine à laquelle on doit dissimuler certaines opérations agricoles. Quand on veut cueillir les citrons pour les conserver, il faut le faire de nuit, luna lalenle\ L’ail est sans mauvaise odeur, pourvu qu’on le sème et qu’on le cueille, luna lalenleK Si un cerisier est desséché 'par l’ardeur de la Canicule, on vçrsera sur ses racines trois setiers d eau, puisés chacun à une source dillerente; cet arrosage doit se faite aussitôt après le coucher du soleil et avant le lever de la lune, pour que celle-ci ne surprenne pas le cultivateur en train

d’administrer ce remède au cerisier^.

Cette personnalité est aussi attribuée par Palladius aux nuages qu’il semble juger doués d’une intelligence d ailleurs médiocre. Si la grêle menace, on présente en face de la nuée un miroir qui en reçoit l’image; la nuée chargée de grêle est écartée par ce moyen, soit qu’il lui déplaise de se voir réfléchie dans le miroir, soit qu’elle se croie devancée par une autre nuée à laquelle elle cède la place

UOpus agricullurae recommande, d’après l’autorité des Grecs et des Égyptiens, quelques procédés nettement astrologiques dont le vieux Caton se serait bien gardé de faire mention dans le De Agri cullura, où il recommande à son villicus de ne jamais

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